SCA : UGO MOLA : IL FAUT REMETTRE LES CHOSES DANS L’ORDRE !

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SCA : UGO MOLA : IL FAUT REMETTRE LES CHOSES DANS L’ORDRE !

Avant que ne démarre le championnat, Ugo MOLA qui, après avoir entrainé Castres et Brive opérant en Top 14, avec le SCA découvre de l’intérieur la Pro D2. Il est conscient du challenge qui l’attend dans une compétition qui, année après année, monte en puissance. La Pro D2 d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a dix ans. « Le champion 2006, est champion 2008 de Top 14, deux équipes qui descendent étaient encore il y a peu de temps en H CUP, Biarritz et Perpignan. Si vous prenez un peu la photographie de la Pro D2 cette année, on peut considérer que vous avez plus de dix équipes qui ont évoluées en Top 14, au cours des cinq ou six dernières années. Donc, quand vous faites un peu ce bilan-là, force est de reconnaître que cette compétition n’a jamais été aussi élevée et jamais aussi compliquée. Quand je m’amuse à regarder, parce que j’espère être un observateur concentré, les effectifs des uns et des autres, je suis curieux de savoir qui est plus faible que l’autre. Il y a un effectif costaud partout. Il y a de bons staffs, il y a les moyens financiers donnés. Ce qui est clair c’est qu’il y a quatre à cinq équipes qui , sur les budgets et sur les effectifs, ont l’air d’être réellement au-dessus, que ce soit bien sûr, Biarritz , Perpignan, mais également les Pau, Agen, Mont de Marsan, équipes qui ont l’habitude d’être en haut du panier, et après il y a un noyau dur de sept, huit équipes qui ont des budgets quasi identiques à 500 000 euros près, et tout le monde évolue dans la même cour avec certains qui, une année, arrivent à titiller les gros, et puis d’autres qui vivent des saisons difficiles. Il faut surtout faire partie du bon wagon. On n’est jamais à l’abri de mauvaises performances, d’une année négative. N’oubliez pas que le groupe a été traumatisé sur ces deux saisons au cours desquelles il a gagné peu de matches. Lorsque je suis arrivé j’étais agréablement surpris par le niveau des joueurs sur les situations mises en place mais très choqué par contre du climat au sein du club où j’ai trouvé le mental des joueurs très faible dans ce sens où ce sont des garçons sur lesquels on a tapé sur la tête et qui avaient perdu plus matches qu’ils n’en avaient gagnés. Il faut donc se réhabituer à gagner. C’est pour cela que ce n’est pas anodin de gagner un match amical en marquant quatre essais le week-end dernier contre Massy et ce ne sera pas anodin non plus de répondre physiquement face à un Dax un peu agacé et énervé par sa défaite face à Montauban. Au-delà du résultat, il faut être en mesure aussi de remettre les choses dans l’ordre. »

Maurice Charbonnières

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