SCA/ LES « REICHEL » EN DEMI-FINALE CONTRE LYON !

SCA : LES « REICHEL » EN DEMI-FINALE CONTRE LYON

Après avoir atomisé Perpignan dimanche dernier (34-7), pour la demi-finale du Championnat de France, les « jeunots » du Sporting Club Albigeois ont tiré le mauvais numéro puisque l’adversaire est Lyon. Pour autant les albigeois entendent poursuivre leur sans faute de cette saison puisqu’ils ne comptent que des victoires. Avant ce déplacement dans quinze jours, nous avons passé à la question l’entraîneur des « Reichel », Frédéric Delfau.

M.C. : Comment ce groupe aborde-t-il cette rencontre contre l’un des gros morceaux de cette catégorie ?

Frédéric Delfau : « Le groupe albigeois est monté en puissance depuis plusieurs années. Aujourd’hui il arrive à maturité et donc avec notre invincibilité nous pouvons aborder cette rencontre contre Lyon avec une certaine sérénité. Mais malgré tout c’est Lyon qui reste favori. Champion il y a deux ans, finaliste l’année dernière, c’est sûr que ce sera un gros match quoi qu’il arrive.

M.C. Quelles sont les qualités de vos  joueurs ?

FD. : Je pense que nous sommes arrivés aussi à une grande complémentarité. C’est une équipe très homogène, très forte devant et très forte derrière. Il n’y a pas de faille, et puis surtout il y a une maturité du groupe qui vit ensemble depuis trois ans, qui a des résultats depuis trois ans. C’est un groupe qui s’est façonné au fil du temps et qui aujourd’hui arrive vraiment à quelque chose de conséquent.

M.C. Le groupe n’a-t-il pas été perturbé par le fait que certains joueurs ont été appelés pour remplacer les blessés chez les Pros ?

FD : Non, pas spécialement, parce que le groupe a de la profondeur, nous sommes assez nombreux, et puis c’est tout de même l’objectif premier des jeunes d’essayer de jouer dans l’équipe fanion dans quelque club que ce soit. Il y en a beaucoup dont c’est la volonté personnelle d’arriver à ce niveau, donc objectivement, cette année, cela ne nous a pas pénalisés, parce que nous avions effectivement une grosse profondeur de banc et d’effectif.

M.C. N’y a-t-il pas beaucoup de déchets lorsqu’il faut franchir le pas qui sépare le Reichel du joueur Pro ?

Frédéric Delfau : On ne peut pas lire dans la boule de cristal. Il y a beaucoup de critères qui entrent en jeu. Certains en ont le potentiel, c’est une évidence. D’ailleurs nous en parlons régulièrement avec les entraîneurs des Pros. Maintenant il faut voir comment ils évoluent. Comment va évoluer leur vie, leur maturité, mais c’est une possibilité à ne pas négliger bien sûr. Il y a effectivement souvent beaucoup de déchets au moment de franchir le pas parce que c’est un âge difficile et la marche à franchir est haute. Le monde professionnel est de plus en plus dur et et il faut beaucoup de sacrifices, beaucoup d’abnégation pour y arriver et donc c’est un âge, une époque charnière. Ou ils font tous ces efforts là et ils y arrivent ou ils ne les font pas et c’est alors très dur de franchir la marche.

Propos recueillis par Maurice Charbonnières

 

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