PRO D2/ SCA- AURILLAC : LA FAMILLE STAFF SPORTIF-JOUEURS TRES SOUDEE!

PRO D2/ SCA-AURILLAC : BRONCAN : STAFF SPORTIF ET JOUEURS,  UNE FAMILLE TRES SOUDEE

 

Henry BRONCAN «  Nous savons que beaucoup d’entre nous ne seront plus là, la saison prochaine, mais nous voulons laisser le club en Pro D2. Entre le staff sportif et les joueurs, nous sommes très soudés pour atteindre cet objectif ».

 

La venue d’Aurillac au Stadium Municipal d’Albi doit être pour les Albigeois celui de l’éclaircie quant à l’avenir du SCA en Pro D2. Le nul obtenu à Colomiers (peu importe les conditions, seul le résultat compte) a déjà permis de dissiper quelques nuages. Une victoire contre les Cantalous serait synonyme d’horizon (un peu ) nettement plus dégagé. Aurillac est un peu à l’image du SCA, cette équipe est inconstante. Ce n’est pas nous qui l’affirmons, mais Jean-François Nunez , le spécialiste rugby, en charge du suivit du Stade Aurillacois, au quotidien La Montagne

« Le Stade Aurillacois n’a pas subi la rébellion de Carcassonne, un mal classé venu chercher de quoi espérer le maintien. Dans un match longtemps fermé, il a trouvé la clé pour faire sauter le verrou adverse et haussé le ton défensivement pour ne pas encaisser d’essai.
Il y a bien deux visages dans cette équipe du Stade Aurillacois. Le bon et le mauvais se côtoient, se succèdent, se chevauchent même, sans que l’on sache pourquoi ni comment la même équipe peut proposer deux faces aussi éloignées d’un match à l’autre. Entre le déplacement à Bourg-en-Bresse et la réception de Carcassonne, les Cantaliens ne sont pas passés de rien à tout certes, mais ils ont suffisamment élevé le curseur dans le combat et le défi physique pour s’épargner certains désagréments et déceptions.
L’ensemble « rouge et bleu » n’a pas balayé d’un revers de la main tous ses problèmes, sa fébrilité, mais la quête de confiance et de sérénité, deux éléments encore plus déterminants pour réussir à performer à l’extérieur, devraient sûrement se nourrir de la performance défensive de ce week-end. La ligne d’Aurillac a en effet tenu. Une semaine après avoir été fissurée à quatre reprises, elle n’a pas cédé face à une division audoise au pouvoir offensif supérieur à celui des Bressans au regard des statistiques, notamment au début d’un second acte qui aurait pu changer la donne.
Si la conquête et la défense ont été au diapason sur l’ensemble du match, si les intentions de jeu doivent essentiellement être mises au crédit des locaux, trop de temps forts sont aussi restés sans effet. C’est pour cela que la bouffée d’oxygène que les Aurillacois viennent de prendre aura une réelle portée dans la capacité à enchaîner les performances, à retrouver de la régularité.
Si pour une équipe convalescente, toute victoire est toujours bonne à prendre et compte dans la vie du groupe également, les Stadistes sont les mieux placés pour connaître l’effet que pourrait avoir une rechute immédiate
» .
Henry Broncan, qui connaît le rugby sur le bout des doigts, se veut réaliste : « Ce que je sais c’est qu’Aurillac, l’an dernier, s’est qualifié en finissant cinquième et qu’il avait livré un rugby de très haut niveau en demi-finale à Brive.  Je sais qu’Aurillac, cette saison  n’a pas mis une croix sur ses ambitions et vise la 5ème place. Les Cantalous  savent très bien que vu la  fragilité qui nous caractérise ici au Stadium, c’est un endroit où ils peuvent gagner. Donc il nous faudra être extrêmement vigilants, essayer de mettre un engagement encore supérieur à celui du week-end dernier à Colomiers. Il ne faut pas encore une fois se croire arrivés , comme après Lyon alors que l’on avait perdu, le point de bonus défensif ne prouvant pas que l’on avait battu la grande équipe de Lyon. Là, c’est la même chose, il faut se rappeler qu’avec un buteur moyen Colomiers nous aurait battu. Il ne faut surtout pas faire les fanfarons, nous ne pouvons pas nous le permettre. Il nous faut attaquer ce match avec la même envie qu’à Colomiers. Cette envie nous a fait plaisir, ainsi qu’au public albigeois qui a soutenu son équipe durant tout le match. Je veux lui rendre hommage à ce public, parce que même si le club est un peu en difficulté il était derrière lui jusqu’à la dernière minute…C’est peut-être aussi pour cela que les buteurs columérins ont raté leurs coups de pied »

Mais il faut aussi se rappeler, pour ne pas renouveler cet « exploit », que les albigeois ont été pénalisés 20 fois contre 7. 50°-55°-70°-76°, entre la 50ème   et la 80ème minute pas moins de quatre occasions vendangées par Colomiers. Ce coup de « chance » ne se renouvellera pas tous les week-end et Maxime Petitjean qui pointe à la seconde place des meilleurs réalisateurs de Pro D2 , n’aura certainement pas l’intention de nous « offrir » un tel cadeau.

ÉTAT D’ESPRIT

Corriger cette propension à se faire énormément  pénaliser, voilà l’enjeu de la préparation de cette rencontre cette semaine.

« Nous avons rappelé Vincent Blasco, l’arbitre du Comité des Pyrénées, que nous n’avions pas sollicité depuis deux mois. Il sera à Albi lors de l’entraînement de jeudi pour procéder à nouveau à une révision sur les règles, car il est certain , et c’est pour cela que j’étais en furie à la fin de la rencontre contre Colomiers, que cet engagement ne méritait pas pour certains de nos joueurs des  fautes aussi grossières,  des fautes de débutans, qui, avec des butteurs seulement moyens, auraient dû nous faire perdre la rencontre. Rappelons aussi nos  3 cartons jaunes contre un seul à l’adversaire. Et malgré cela nous réussissons un nul, j’appelle ça un miracle » précise le coach à la casquette qui se livre : « Nous avons deux matches terribles à venir . Aurillac que je crains pour la qualité de son jeu, j’aurais rêvé presque que des trombes d’eau s’abattent sur le Stadium alors que  le soleil est annoncé (rires). Aurillac sous le soleil, attention ! car cette équipe souffre l’hiver mais fait de bons matches  en fin de saison. Ensuite Bourg-en-Bresse m’a impressionné face à Dax car cette équipe méritait de gagner. C’est devenu costaud, ils ont récupéré un troisième ligne néo-zélandais de très haut niveau, un arrière néo-zélandais qui était l’an dernier à Agen . Bourg-en Bresse est une équipe beaucoup plus costaud aujourd’hui que celle que nous avons battu lors de la phase aller »

« Entre nous, le staff sportif  et les joueurs, c’est très bien parce qu’on a un relais formidable, en la personne de  Julien Raynaud, et autour de lui il y a trois ou quatre joueurs. Nous, nous sommes très soudés dans la difficulté. Nous avons nos scènes de ménage, parce que nous sommes une famille. Oui, nous  sommes très soudés, je peux vous le garantir, nous voulons nous en  sortir. Nous savons que beaucoup d’entre-nous ne seront plus là la saison prochaine, mais on veut laisser le club en D2 ».

Rester en Pro D2 pour le SCA passe en premier lieu par une victoire face à Aurillac.

Maurice Charbonnières

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