PRO D2/ SCA 6-COLOMIERS 6. UN NUL HEUREUX!

PRO D2/ SC.ALBI-COLOMIERS :6-6.

mi-temps 6-6

 

Stade Michel Bendichou : Maurice Charbonnières

Temps couvert frais pluie

3 000 Spectateurs environ.

Arbitre : Laurent Millotte (Île de France)

 

SCA

1 Tétrashvili (Dedieu 50°), 2 Djebablah,(Ponnau 50°) 3 Kwarazfelia (Gau 37puis Hamadache 53°puis Kwarazfelia 63°), 4 André,(Corréa 63°) 5 Damiani, 6 Visensang, 7 Misse (Lane 74°), 8 Raynaud (cap), 9 Marques, 10 Barthélémy(Bouillon 72°) 11 Rokoduru (Chateauraynaud 53°),, 12 Kaiser, 13 Vialelle, 14 Lacroix 15 Péluchon

Remplacement temporaire : Visensang par Gau (38/48)

2 Pénalités  Marques 8°- 33°

3 Cartons jaunes : Damiani 28°( fautes techniques répétées) Kwarasfelia 37°(fautes techniques répétées) ( -Rokoduru 40° (brutalité)

 

COLOMIERS

1 Weber (Falatea 63°), 2 Rioux ( Van der Van Westhuizen 50°) 3 Rayssac (Castellina 48°), 4 Cholley (Vivalda 50° puis Bortolaso 70°)), 5 Bertolaso (Memain  59°) 6 Berneau (cap(Vivalda 70°)), 7 Puech, 8 Baluc-Ritener, 9 Inigo (Culinat 54), 10 Skrela  (Lafforgue 53°), 11 Belzunce (Perking 72°), 12 Nicot, 13, Maurino, 14 Bolakoro 15 Saout.

Remplacement temporaires : Puech par Castellina (38/48), Rayssac par Faletea 38/48)

 2 Pénalités : Skrela 6°-29°-

Carton Jaune : Weber 37° (fautes techniques répétées).

DEUX POINTS QUI (POURRAIENT)VALENT DE L’OR.

Et un et deux et trois ! Trois pénalités de « vendangées ». La première par Yannick Lafforgue( 70°), entré en jeu à la place de David Skrela à la 53° minute, les deux autres par Jeffrey Perkins( 74°-76°) les « jaune et noir » de Julien Raynaud , c’est vrai, ont frôlé la correctionnelle avec 18 pénalités concédées. Mais la chance fait aussi partie du jeu et pour une fois elle avait choisi son camp, c’était l’Albigeois. En cours de rencontre David Skrela (qui a été appelé au dernier moment malgré ses blessures aux côtes pour remplacer Yannick Lafforgue devenu père quelques heures au paravent et donc remplaçant)  avait raté deux autres. Ce n’était pas le jour des buteurs pour Colomiers. La chance avait les yeux de Chimène  pour  Albi en ce lendemain de la Saint-Valentin, mais pas seulement : « Par rapport au match contre Tarbes, nous avions faillis dans les rucks, dans les phases de combat. Nous avions à cœur de montrer aujourd’hui que l’on valait mieux que cela. Je crois qu’au moins dans ce secteur là nous avons répondu présents mais  également q dans les phases de maul, dans l’agressivité. Maintenant c’est vrai que l’on a eu la chance que leurs buteurs manquent cinq pénalités car nous avons été énormément sanctionnés mais pour tout dire, ces deux points aujourd’hui c’est une petite victoire dans notre étape pour le maintien. Il n’est pas encore totalement acquit , il même encore très loin, mais c’est une petite étape » devait déclarer Julien Raynaud, le 3ème ligne et capitaine albigeois, lequel avec son compère Yohann Misse se sont avérés les meilleurs en cette soirée pluvieuse sur le stade de la banlieue toulousaine, ce qui ne permettait pas les grandes envolées, face à une équipe columérine qui souhaitait, avec la réception d’ Albi, engranger les points nécessaires pour remonter vers l’une des places qualificatives. C’est raté ! En outre, ils ont frôlé la punition avec le drop raté de Romain Barthélémy au début de la deuxième période, 30 mètres face aux poteaux (mais il est dit que cette saison les Albigeois n’inscriront  pas un seul drop !)

Pourtant ce sont les banlieusards toulousains qui, malgré une belle domination albigeoise, Colomiers étant malmené par des Albigeois désireux de faire oublier la prestation contre Tarbes , avaient ouvert le tableau d’affichage dès la 6ème minute sur une pénalité de David Skrela  30 mètres en bonne position. Mais les albigeois n’entendaient pas subir la loi de l’adversaire pour cette 20ème journée de Pro D2. Dès la 8° minute après une phase offensive des albigeois, l’arbitre revenait à une pénalité que transformait Samuel Marques 25 mètres en moyenne position 3-3 . Le paquet d’avants des tarnais ne s’en laissait pas compter et mettait son vis-à-vis à la faute sur une mêlée écroulée. La pénalité tentée par Samuel  Marques des 45 mètres adverses était un poil trop courte. Toutefois  les avants albigeois tenaient la dragée haute à leurs vis à vis : « Aujourd’hui nous avons constaté que nous pouvions compter sur   le pack pour les prochains matches à domicile » devait souligner Jean-Christophe Bacca, l’entraîneur, orfèvre en la matière. «  Si nous faisons preuve de cet état d’esprit chez nous , ce sera compliqué de venir nous chercher. Est-on capables de reproduire une telle prestation, cet état d’esprit, cet engagement de la première à la dernière minute , cette question reste posée, mais c’est la réponse que nous souhaitions apporter aujourd’hui  à cette question ». Un bon pack mais également une bonne défense : « Oui nous avons retrouvé une bonne défense qui flotte trop encore de temps en temps (le nombre d’essais encaissés dans un récent passé en apporte la preuve) mais aujourd’hui elle n’a pas cédé, elle a tenu malgré les assauts des columérins, qui ont fait un très bon match de rugby » se réjouit le coach des avants. Les buteurs ont fait faillite, mais les matches de rugby c’est comme cela, on ne peut pas incriminer un buteur . Mais à nous cette maladresse nous arrange » . A vrai dire au cours de première demi-heure, les hommes du 3ème ligne et capitaine Fabien Berneau, par la botte de son canonnier David Skrela qui trouvait  les perches (27°) prenait  la feuille de match (3-6). Pour peu de temps d’ailleurs puisque dès la 31ème minute, suite à une pénal-touche dans les 22 haut-garonnais, l’arbitre sanctionne un joueur columérin qui plonge dans le maul et c’est pénalité 15 mètres en moyenne position portant le score à 6-6 grâce à la botte du demi de mêlée albigeois. Alors que l’on approche l’heure des citrons, Timalai Koroduru, qui s’est fait plaquer sans ballon le long de la touche après un petit coup de pied à suivre pour lui-même ,écope d’un « jaune »( 40ème). C’est le troisième jaune pour les albigeois puisque César Damiani s’était vu  «  offrir » par l’arbitre dix minutes de repos (28ème) rapidement rejoint par Nicolas Kwarazfelia ( 37°). Les cartons jaunes contre Albi tombent  encore plus dru que la pluie. Dès lors Albi joue à 13. « Sur les 10 dernières minutes , les Columérins bénéficient de 3 pénalités , toutes ratées (voir plus haut). On s’appuie sur nos fondamentaux, avec une mêlée plutôt intéressante, ainsi que la touche , nous avons contré  au moins trois ballons , ce qui est plutôt positif. En première mi-temps nous avons occasionné un certain nombre de soucis à nos adversaires. Il faudrait être un peu plus serein à domicile et se lâcher à l’extérieur en étant un peu plus fou-fou , ce qui rendrait certainement les choses un peu risquées. Si nous arrivons à faire chez nous, les matches que l’on fait à l’extérieur , il n’ y aurait pas de problèmes. Ici, à Colomiers, nous avons tenu le score sans vouloir  le lâcher ».

DEUXIEME ACTE

La deuxième mi-temps fut essentiellement consacrée aux ballons portés  et chandelles sans que pour autant le jeu en soit mieux éclairé. Cette rencontre n’aura aucune place dans les annales du rugby panache.Une tentative de drop (46°) à 30 mètres des poteaux de Romain Barthélémy échoue une nouvelle fois. Puis ill y a la série de trois tentatives de pénalités qui échouent malgré le changement de buteur. Bref, pour Albi , à la recherche de points salvateurs, ce fut un bon match pour la conquête et la défense retrouvée .

« C’est presque miraculeux que l’on soit  devant. Donc on ne s’affole pas et nous sommes au combat » Yohann Misse   était plus que satisfait de son retour comme titulaire . « Cela faisait longtemps que je n’avais pas débuté un match . Il me tardait de reprendre du rythme et d’apporter tout ce que je pouvais et démontrer que je suis toujours là et que pouvais répondre présent. Pour ce qui concerne la rencontre nous nous étions mis dans la tête tout au long de la semaine qu’il nous fallait nous retrouver collectivement avec ce fil rouge que sont  l’agressivité , la défense, les rucks. C’est un jeu qui n’est pas compliqué mais tout se passe dans le collectif et dans l’envie. Ce soir c’était un match comme cela qu’il fallait faire et en plus nous y avons pris du plaisir. Nous avons mis à la peine les Columérins. Nous n’avons que le match nul mais franchement cela fait du bien. Dans des matches comme celui-là c’est le paquet d’avants qui gagne le match car il met la main sur la rencontre . Nous savions que cela n’allait se jouer que devant , dans les rucks et la conquête. Nous avons répondu présents. Cela s’est joué à pas grand chose , c’était un gros combat. Nous, nous avons trouvé notre bonheur dans ce match nul » .
Evidemment Rémy Ladauge affichait sa satisfaction :  « Aujourd’hui la fierté c’est de voir un  groupe se ressouder autour de son capitaine. Toute la semaine les joueurs se sont réunis , se sont pris en main , Julien Raynaud en tête. C’est un groupe qui a grandit. Je suis très fier du groupe et de son état d’esprit. Nous avons su mettre sur Colomiers une grosse pression défensive , un combat énorme dans les rucks sur tout le terrain. Ce jeu là provoque certes beaucoup de fautes , on prend des cartons . Aujourd’hui  on dit que l’on a eu un peu de réussite par rapport à leurs échecs aux tirs au but. Tant mieux pour nous ».

BRONCAN … COLÈRE !

Si le Président jean Jacques Castanet se montrait heureux du résultat et plus particulièrement de la prestationde Yohann Misse, par contre  Henry Broncan, se montrait pour le moins réservé quant à  la prestation des Albigeois 

«  Nous n’avons rien retrouvé du tout , comme vous le dites. Nous affichons toujours exactement les mêmes défauts, la même incohérence dans le jeu , on attaque toujours dans nos 22. Ne nous faisons pas trop d’illusions , on gagne parce que Colomiers n’a pas de buteur. Bien sûr que l’on a peut-être du mental. Mais s’il y a un buteur en face nous sommes  battus parce  que nous sommes encore une fois incapables de se dégager de notre camp. On sera bien si on bat Aurillac samedi. Jusque là, ça va gueuler toute la semaine encore une fois. Nous faisons des fautes énormes, toutes les pénalités y sont , on pouvait prendre 20 points aujourd’hui. Ce n’est pas bon, ce n ‘est pas comme cela que l’on va s’en sortir. Nous n’occupons pas le terrain et nous aurions été incapables de revenir». Après ce « coup de gueule », le coach à la casquette reconnaît toutefois « qu’Albi a eu un bon alignement en touche avec nos lancers réussis , de bons mauls.  Heureusement que nous avions amené trois piliers. Aujourd’hui l’équipe de Colomiers était fragile , sans buteur (NDLR : David Skrela, Yannick Lafforgue ou Jeffrey Perkins sont tout sauf des manchots dans les tirs au but , mais il est rare que la faillite touche les trois en même temps) . Non je ne suis pas content parce qu’une nouvelle fois vous allez dire que nous avons été bons, et encore une fois cela va recommencer comme après Lyon , on va se croire Champions du Monde et nous avons pris 30 points chez nous par Tarbes. Par contre je veux rendre hommage à Julien Raynaud et Yohann Misse car tout le reste est à revoir ».

Les nombreux supporters albigeois qui, dans des tribunes par ailleurs pas très garnies, ont battu dans le soutien à leur équipe ceux  de Colomiers (parfois on aurait pu se croire au Stadium d’Albi),  étaient, eux,  heureux de ces deux points du match nul….Car avant le coup d’envoi  rares étaient ceux qui donnaient une chance de résister aux Columérins. Tous les pronostiqueurs donnaient Colomiers vainqueur à 75 %. Une fois n’est pas coutume : les pronostiqueurs se sont trompés. Et comme le clame haut et fort Henry Broncan seule la victoire est belle. La manière ne compte pas. Il vaut mieux gagner en jouant mal que perdre en jouant bien. Ce nul n’est certes pas la victoire, mais cela y ressemble bien un tout petit peu…..Qui n’aurait pas signé avant la rencontre pour ces deux points d’un résultat nul ! D’ailleurs dans le dernier quart d’heure, voire durant trois ou quatre minutes après la sirène,  les Columérins n’ont-ils pas tout tenté pour aller  chercher les quatre points de la victoire comme en porte témoignage  ces attaques en rafale dans les ultimes minutes dans la zone des 22 albigeois. Mais la défense tarnaise veillait, elle pliait mais sans rompre  et Samuel Marques a réussi à « chiper » le cuir dans un ruck columérin aux abords de la terre promise pour mettre fin aux débats. Là, pas question de relancer le jeu pour aller chercher les deux points supplémentaires de la victoire si ce n’est pour traverser le terrain dans son en- but et dégager en touche. .

Oui, en ces périodes de vaches maigres force est de  se montrer modeste. La réception d’Aurillac est un autre jour….

Maurice Charbonnières 

Laisser un commentaire

Commentaires (0)