PRO D2/ SCA 30-AURILLAC 29!

PRO D2/ SCA-AURILLAC . 30-29

mi-temps 11-23

Stadium Municipal Albi. Maurice Charbonnières

Beau temps , pelouse excellente, léger vent

3900 Spectateurs

Arbitre  Mourad Zitouni (Pays Catalan)

 

SCA

1 Dedieu, (Tetrashvili 40°) 2 Djebablah ( Ponau 40°) 3 Kwarazfelia (Hamadache40°), 4 André (J. Mondoulet 64°), 5 Damiani (Correa 70°), 6 Lane (L. Mondoulet 40°), 7 Visensang, 8 Raynaud (cap), 9 Marques (Chateauraynaud 53°), 10 Barthélémy, 11 Todua, 12 Kaiser, (Bouillon 53°) 13 Vialelle, 14 Rokoduru ,15 Peluchon

2 Essais : Todua 2°- de pénalité (80°)

Transformation  Peluchon 80°

6 Pénalités :  Marques  8°-23°–Peluchon 46°-57°-60°-72°

Carton jaune Kaiser 25°

 

AURILLAC

1 Fournier (Escur 61°), 2 Catanzano (Pelissier 74°,3 Taukeiaho,4 Hayes, 5 Maréchal, 6 Maïtuku Lescure 61°), 7 Rousse(Hezard 70°°-Aubanel 71°)), 8 Maninoa, 9 Boisset, 10 Petitjean, 11 Ratu (Tokula 70°°), 12 Kemp(cap), 13 Yobo, 14 Valentin, 15 Mac Phee

2 Essais : / Valentin 30°- Catanzano 40°

Transformation  Petitjean  30°-40° -

Pénalité : Petitjean 5°- 12°-26°-51°-63°

Carton jaune Marechal (44°anti jeu) – Ratu (59° placage haut)

Carton Rouge Marechal (77°)( anti jeu)

LES CINQ DERNIERES MINUTES

Trois temps forts à retenir dans cette rencontre un peu folle : 2ème minute, une pénal-touche, deux mauls dévastateurs et premier essai en coin par Alexander Todua. L’essai albigeois le plus rapide de la saison. Heureuse surprise  pour les supporters des Albigeois. 40ème minute 11-23 pour Aurillac à l’heure des citrons avec deux essais cantaliens à la clé. Abattement et doute dans les tribunes . 80ème minute essai de pénalité pour Albi transformé par Mathieu Péluchon et 30-29 pour Albi. Explosion de joie générale sauf dans le camp cantalien qui pensait bien repartir avec la feuille de match. Seulement le bonus défensif … après  un changement de dernière minute : tout d’abord titulaire, Sergi Aubanell se retrouve sur le banc des remplaçants pour  une soi-disant grippe et laisse au néo zélandais Jack Mac Phee le poste d’arrière. Etonnant non !. Mais bon…le règlement a été respecté ! Pour en revenir à la rencontre, la transformation du premier essai heurte le poteau (5-0), une première touche « vendangée » par les albigeois (13ème) , une première pénalité de Samuel Marques qui, côté gauche,  manque les perches des 22 en coin (20ème), lequel  repasse les plats 30 mètres en moyenne position ( 29ème) toujours du même côté  , quatre ou cinq touches sur lancers albigeois cafouillées, et l’on a résumés les ingrédients d’une rencontre au cours de  laquelle il aurait été important d’avertir : cardiaques s’abstenir. Soyons honnête : qui aurait parié un euro sur une victoire tarnaise alors que l’écart en faveur des visiteurs était de 12 points (11/ 23 à la 40ème minute) et que les « jaune et noir » avaient produit une prestation qui rappelait de mauvais souvenirs avec ce « traditionnel » passage à vide. Puis toujours douze points d’écart 14-26 à la 51ème. Albi n’arrivait pas combler l’écart.

Autre analyse, celle de Rémy Ladauge , l’adjoint d’Henry Broncan : « Dès l’entame, nous avions décidé de les prendre sur maul. Première touche on les balaye, et on marque un essai au bout de deux minutes de jeu. Après nous sommes très  indisciplinés et on prend cinq pénalité sur contest. C’est un peu dans la foulée de Colomiers. C’est vrai qu’ on est agressif mai  que nous avons dépassé les limites à ce niveau là ce qui a maintenu Aurillac  un peu dans le match alors que l’on était dedans. Puis sur le renvoi aux 22 on n’est pas très bien placés et on prend un essai casquette comme cela est déjà arrivé cette saison et encore une fois derrière on s’écroule et on prend la marée durant quinze minutes . Avec comme différence c’est que cette fois le groupe n’a rien lâché . Il a fallu gueuler un bon coup à la mi-temps pour que le groupe se resserre . Mais moi j’avais confiance en eux . Je crois qu’ils l’ont entendu, et autour de Julien Raynaud, de Romain Barthélémy, de Yoann Chateauraynaud qui a fait une superbe rentrée, de Sylvain Bouillon , Malik Hamadache et la première ligne , ce groupe a montré les vertus énormes qui le caractérise . On parle de fébrilité depuis le début de la saison, mais aujourd’hui c’est nous qui sommes allé la chercher . J’espère que le groupe va prendre conscience qu’il est fort dans sa tête aussi ».

Donc dès la seconde minute, et ce premier essai en moyenne position  d’Alexander Todua qui permet aux Albigeois de mener 5-0, c’est la première faute « jaune et noir » avec un hors jeu sanctionné par les 3 points de la transformation de Maxime Petitjean.(5-3 5°). Puis c’est au tour de Samuel Marques de trouver l’entre-barre ( 8-3 à la 8ème minute) après  un magnifique temps de jeu notamment des trois-quarts . Nouvelle faute albigeoise , Aurillac depuis ses 40 choisi la pénal touche. Lancer favorable (les albigeois ne contrerons aucun des lancers cantaliens) pour  Nicolas Catanzano aux 25 mètres albigeois et 8-6 à la 11ème minute. Première touche perdue sur lancer albigeois ( 13°) . Une percée de 40 mètres de Timalai Rokoduru est stoppée à 10 mètres de la terre promise. Pénalité pour une faute cantalienne et Samuel Marques rate les perches ( 20°)mais se rattrape 3 minutes plus tard des 40 , et 11-6 à la 23ème minute. Nouvelle faute albigeoise, carton jaune pour Nicolas Kaiser (26°) pénalité aux 22 et 11-9 ( 26°). Aurillac ne lâche rien. Une nouvelle fois Samuel Marques vendange un pénalité 30 mètres en moyenne position ( 29°) puis Albert Valentin, sur un coup de pied à suivre,   grille la défense albigeoise aux abonnés absents et s’en va marquer le 2ème essai en coin, ce qui n’empêche pas Maxime Petitjean de le transformer. 11-16 pour Aurillac à la demi-heure de jeu. Cela commence à sentir le roussi. Suite à une mêlée écroulée par les Albigeois c’est une nouvelle pénalité ratée par  le demi d’ouverture et buteur cantalou. A la sirène, le paquet d’avant visiteur fait exploser son vis à vis et c’est l’essai attribué au talonneur Nicolas Catanzano, toujours en coin et toujours transformé. A l’évidence,  Maxime Petitjean n’avait  pas la volonté de nous faire des cadeaux comme les buteurs columérins huit jours au paravent. 11-23 à la mi-temps. La situation s’annonce préoccupante alors que la volonté des locaux était d’engranger la première des rencontres à venir à domicile.

Mathieu André, le seconde ligne albigeois témoigne : «  Le point noir ce soir c’est la touche qui nous complique le match. En première mi-temps nous n’avons pas un ballon en touche. Cette équipe d’Aurillac que l’on sait très joueuse nous met à mal. Heureusement qu’encore une fois on peut s’appuyer sur une mêlée conquérante qui nous fait gagner le match. C’est vrai que si nous avions eu le rendement habituel en touche , je pense que le match ne se serait pas passé de la même manière. Malheureusement cela a été compliqué, l’équipe d’Aurillac nous a posé pas mal de problèmes  en touche. Cette semaine il va nous falloir beaucoup travailler la conquête pour ne pas reproduire cette prestation contre Bourg-en-Bresse ».
En réalité, la seconde mi-temps sera gagnée grâce aux vertus de ce groupe. Mais à l’heure des citrons rien n’est moins certain.

DEUXIEME ACTE

Mathieu André « oui le moral, l’envie, le mental, le groupe parce que l’on sait  qu’il faut gagner les cinq réceptions pour espérer se maintenir en Pro D2. Je pense que l’envie fait que l’on a gagné ce match. Le fait que l’on gagne sur une mêlée c’est tout un symbole aussi. Parce que c’est une phase collective ».

Mais cette phase collective il faudra l’attendre 38 minutes et des poussières avant que le huit albigeois ne pousse à la faute l’adversaire qui avait écopé d’un jaune ( 44 °) puis un  rouge (77°)  pour Julien Maréchal, et un jaune pour Ropate Ratu (59°). Le sore de 11-23 se réduira à 14-23 suite à une pénalité (25 mètres face aux poteaux) transformé par Mathieu Péluchon qui suppléé le manque de réussite de Samuel Marques. Puis encore une marge de 12 points en faveur d’Aurillac (14-26) grâce au pied magique de Maxime Petitjean, lequel, second meilleur réalisateur du Championnat,  n’a pas usurpé ce titre. Et c’est le réveil des locaux. Le huit albigeois enfonce son vis-à-vis  aux abords de la ligne médiane ; Pénal –touche qui ramène Albi dans les 22 aurillacois, maul écroulé et pénalité pour Albi, transformée depuis  la ligne de touche par Mathieu Péluchon (17-26 57°) lequel est victime d’un sévère placage haut  de la part de Ropate Ratu (jaune et ce n’est pas cher payé) alors que les trois-quarts « jaune et noir » « s’offrent » une magnifique contre attaque. Mathieu Péluchon se venge lui-même ( 20-26  à l’heure de jeu). Cela sent déjà meilleur un bonus défensif !. Pour peu de temps , des 22 en coin, l’ouvreur cantalou transforme une pénalité ( 20-29 63°). Puis , toujours sur pénalité Mathieu Péluchon ramène le score dans le bonus défensif.(23-29 71°). Et Albi passe la surmultipliée  et Aurillac est un peu à la dérive d’autant que le carton rouge affaiblit sa mêlée ce dont profite le quinze de Julien Raynaud , pour mettre la main sur le ballon. Romain  Bartélémy est « séché » (75°) ( simple avertissement pour l’auteur de ce mauvais geste, bronca dans les tribunes). Albi choisi la pénal-touche pour se rapprocher de la ligne de but adverse. A 20 mètres de la terre promise un premier maul conquérant , ouverture vers la ligne des trois-quarts, carton rouge contre Maréchal, nouvelle pénalité pour Albi, un petit coup de pied à suivre pour Timalai Rokoduru qui est trop court dans l’en-but. Mêlée pour Albi aux 5 mètres , le pack s’écroule en but, l’essai, après consultation de l’arbitre d’en but, est refusé. Pénalité pour Albi, la mêlée est choisie et c’est l’essai de pénalité 30-29. Un miracle avec la victoire au bout du pied de Mathieu Péluchon qui ne tremble pas. Explosion de joie dans les tribunes et pas seulement.

Julien Raynaud, totalement sur les rotules, épuisé après 80 minutes d’une intensité exceptionnelle : « Une victoire comme celle là , c’est énorme pour le mental . Ce n’est que la première marche, puisque nous nous sommes fixé comme objectif cinq victoires à domicile. Elle a été très, très dure à atteindre mais on l’a franchie, maintenant il en reste quatre à commencer par la réception  de Bourg en Bresse qui va être capitale. Je suis très fier du groupe parce que on fait une très bonne entame et ensuite une première mi-temps catastrophique, je coûte cinq points à l’équipe, derrière nous sommes très fragiles malgré cela on est à 12 points et on fait une seconde mi-temps incroyable. On finit au mental parce que moi, je n’ai plus rien dans les jambes. C’est le mental qui a compté . Nous allons nous attacher à cela pour gagner Bourg-en-Bresse. J’espère que nous allons avoir un peu plus de confiance en nous et qu’on va balayer Bourg-en –Bresse samedi prochain parce que c’est capital pour notre maintien. Il y a eu les changements à la mi-temps (toute la première ligne notamment) mais c’est tout le groupe qui a failli en première mi-temps , ce n’est pas seulement la première ligne, moi le premier. Les remplaçants ont apporté énormément . Cela a fait du bien, mais je souligne la prestation des 23 parce qu’à la mi-temps on s’est parlé et on savait que nous n’allions pas lâcher . Nous voulions aller chercher la victoire, nous l’avons fait,  donc félicitations au groupe . C’est grand ce que nous avons fait ce soir »
Maurice Charbonnières

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