PRO D2/ NARBONNE 40-SCA 19

PRO D2  NARBONNE – SC ALBI 40-19
mi-temps 16-9
Stade des Sports et de l’Amitié
Temps couvert, fort vent favorable Albi en première mi-temps, terrain pelé par endroit.
6 000 Spectateurs
Arbitre :Christophe Mallet (Bourgogne)
SCA:
15 Péluchon (Marques 63°), 14 Rokoduru, 13 Vialelle, 12 Barthélémy, 11 Todua, 10 Bouillon (Hecker 54°), 9 Chateauraynaud, 8 Raynaud (cap)(Lane 57°),6 Visensang (L.Mondoulet –8°), 7 Calas, 5 André, 4 Corréa (J. Mondoulet 54), 3 Gau (Hamadache 40°), 2 Ponnau (Maurencienne 71°), Dedieu(Frize 71°)

1 Essai : L. Mondoulet 76°
1 Transformation : Marques 76°
Pénalité : Peluchon 9-14°+26-49°
Carton jaune :Visensang 29° (anti jeu)
Narbonne
15 Ratez (Jasmin 77°)- 14 Navakadretia-13 Grammatico,( Smith 32°) 12Lima, 11 Fekitoa,(o) Halangahu (Valentine 72°),(m) Valentine ( S.Rouet 73°),8 Jenkins,7 Herjean ( Malet 52°), 6 Beaux , 5 Aurignac( Uva 59°), 4 Strauss, 3 Wrigt,( Zanon 57°)2 Vuli (Algisi 68°), 1 Petit (Fichten 47°)

4 Essais : Wrigth 35° Lima 53-Uva 70°-Valentine 80°
4 Transformations : Halangahu 35°-53° 70°–Rouet 80°
4 Pénalités : Halangahu     9°-21°-29°-64°

ALBI NE MÉRITAIT PAS 40 POINTS
« J’ai un peu le sentiment que 40 points c’est cher payé par rapport à l’investissement que l’on a mis. Je trouve que l’addition est très salée. On fait une première mi-temps correcte, on est dans le match, mais malheureusement on prend un essai à la fin de la première période alors que l’on était réduit à 14 (carton jaune pour Thibault Visensang 28°) et j’ai l’impression qu’il nous fait mal à la tête . Malgré cela nous sommes dans le match, on recolle au score. C’est une très belle équipe de Narbonne. On subit un peu, on est pris par la vitesse dans le jeu, mais honnêtement par rapport à notre investissement , je trouve que le score est trop lourd et pas forcément représentatif de la physionomie du match ».
Au terme de cette rencontre qui , à la 79ème minute, était de 19-33, Julien Raynaud, sorti à la   57ème minute, avait un peu le moral dans les chaussettes non pour la gestion et  la physionomie du match mais parce que les chiffres, dans leur froideu, pourraient laisser supposer que les tarnais ont pris « une raclée  ».
C’était également le bilan de cette rencontre que tirait Jean-Christophe Bacca, même s’il tenait « à féliciter les Narbonnais qui sont l’équipe en forme du moment. Ils avaient annoncé qu’ils prendraient le bonus, ils l’ont pris. Nous, nous avions décidé de les contrer là dessus, de faire un match entier. Il n’y a rien à dire sur l’engagement des joueurs, ils ont été présents de la première à la dernière minute, ils y ont mis tout leur cœur, cela est une première bonne chose. Ensuite nous sommes sifflés six fois en mêlée en première mi-temps contre deux, c’est beaucoup trop pour un match à l’extérieur. A partir de là c’est très compliqué . Je pense que si on n’a pas ces six pénalités  on peut virer en tête à la mi-temps, et après tout est possible. C’est vrai que Narbonne est une équipe qui joue beaucoup et très bien. Je retiens que le premier essai narbonnais est marqué alors que nous sommes réduits à 14, le deuxième également puisque Mathieu Péluchon  est sorti pour se faire soigner sur le bord du terrain. Quant au 3ème essai c’est celui qui me pose le plus de problème, c’est un maul suite à une pénal-touche que nous étions censés contrer parce que c’est un des secteurs du jeu où nous avons été supérieurs . Le 4ème essai (à la sirène) est anecdotique car cela fait une addition un peu lourde. Les Narbonnais avaient envie de revenir dans le bonus offensif. Il y a eu de la  part des Albigeois une prise de risques importante qui a fait réagir Henry Broncan. On ne peut pas trop leur faire grief  de vouloir, mais un essai de 80 mètres (alors que la sirène retentissait Albi jouait sur sa ligne de but) contre Narbonne aurait   été un miracle. A part cela, un gros investissement en défense, dans le secteur offensif, une touche bien en place, des mouvements intéressant , mais encore une fois un manque de réalisme , proche des lignes et les Narbonnais sont à 100% de ce qu’ils ont tenté. C’est la différence entre une équipe en pleine maturité , et une équipe qui encore en gestation et qui a encore beaucoup de travail à faire ».

TROP PENALISES
Un score sans appel certes mais avec des circonstances atténuantes. En effet, les Albigeois ont longtemps rivalisé face à une formation contre laquelle était promise une déculottée. Autant dans le combat, l’envie, en touche, secteur dans lequel les Narbonnais ont connu maintes difficultés sans contrer un seul lancer « jaune et noir », dans les mauls et les rucks. Mais les Audois se sont montrés plus réalistes et avec un rythme de jeu bien plus rapide.
Dès le coup d’envoi, les pénalités pleuvent sur les Albigeois ( 1°-3°-5°). Pour les deux premières, les Narbonnais, plutôt que de confier le cuir à Daniel Kevin Halangahu, le buteur maison, pour convertir en points des « sanctions » cherchent les pénal- touches. Sans succès car la défense tarnaise est en place. Il faut attendre la troisième pour que les Audois, choisissent les perches et 0-3 à la 5ème minute. Puis, suite à une touche en faveur d’Albi, les Audois sont sanctionnés pour une faute sur un maul albigeois et Mathieu Péluchon égalise ( 3-3- 9ème minute). La mêlée albigeoise met à la peine sa vis à vis (mêlée  écroulée aux 25 mètres d’Albi) . Sur cette pénalité Mathieu Péluchon avec l’aide du vent cherche une longue pénal-touche , ne la trouve pas et Narbonne se dégage en catastrophe mais  reste dans ses 22. Sur le lancer Albigeois, Mathieu André capte le cuir, un maul se forme et Narbonne est sanctionné dans ses 20 mètres . Albi prend la feuille de match par Mathieu Péluchon (6-3 13ème minute). Le rythme  est agréable et le jeu au pied fait voyager le cuir d’un camp à l’autre. Narbonne revient au score sur pénalité (15 mètres en moyenne position) et 6-6 (23°). S’en suit une belle séquence de jeu, qui voit les Albigeois presser leurs vis à vis sur leur ligne de but. Les hommes de Broncan font le siège de la ligne de but audoise avec laquelle ils flirtent mais  sans arriver à la violer. Un en-avant malencontreux et c’est la première occasion en or qui s’envole pour les Albigeois qui devront se contenter d’une nouvelle pénalité (9-6 à la 25ème minute). Et Thibaut Visensang est envoyé pour 10 minutes sur la touche. Profitant de leur surnombre, les Audois bénéficient d’une pénal-touche aux 5 mètres albigeois, c’est le piler Stanley Wrigth qui est propulsé en terre promise pour le premier essai qui sera bonifié (9-16). Albi revient à la charge mais ne réussit pas à franchir. 9-16 c’est le score à la mi-temps. Durant cette première mi-temps la première ligne des audois et plus particulièrement Sébastien Petit le capitaine, joue de son expérience pour « pourrir » souvent illégalement  la vie de Maxime Gau avec la bénédiction de l’arbitre…qui sanctionne Albi.

DEUXIÈME ACTE
A la reprise des hostilités , les Narbonnais, mettent la pression, accélèrent leurs attaques par les trois quarts mis sur orbite par les avants, le tout orchestré de main de maître par le demi de mêlée Josuha Valentine dont la classe n’est  plus à démontrer . Bref, Albi subit et encaisse le deuxième essai au pied des poteaux attribué au collectif avec Jose Lima à la conclusion lequel sera transformé et 12-23 au planchôt car Mathieu Péluchon à la 49ème minute avait réussi depuis la ligne de touche sa quatrième pénalité (100% de réussite). Timalai Rokoduru sauve la maison sur une action qui allait droit à l’essai (56°), puis ce sera le tour de Yoganne Corréa de stopper le long de la touche une nouvelle attaque. Evidemment, ce qui devait arriver arriva, suite à une pénal-touche à 5 mètres de la ligne de but albigeois, un maul audois se développe et c’est le troisième essai signé Goncalo Uva. L’adition se corse à 12-33. Le bonus offensif est dans la poche des locaux.
Pour autant les « hommes » de Julien Raynaud ne baissent pas la garde : alors que l’on aurait pu craindre un effondrement,  suite à un beau mouvement amorcé par les avants, poursuivi par les trois-quarts avec en bout de ligne, Yoann Chateauraynaud reconverti ailier, qui vendange une passe qui aurait pu aller au bout. Les temps de jeu albigeois s’enchaînent. Timalai Rokoduru s’offre une percée dont il a le secret. Alexander Todua et Romain Barthélémy font passer des frissons dans le dos des supporters locaux pas très fair-play sur les tentatives de pénalités « très perturbées par sifflets et autres gadgets». Bref, deux nouvelles occasions sont à passer aux pertes et profits. La troisième sera la bonne avec Loïc Mondoulet qui termine en but une belle charge des avants (76°). Péluchon transforme  et 19-33. La marge se réduit et la défaite devient plus honorable.
Mais, les audois veulent le bonus offensif, les Albigeois le leur offre sur une des erreurs de jeunesse dont font souvent preuve les Tarnais. . Alors que la sirène a retenti une touche pour Narbonne se joue dans les 22 albigeois. Pénalité contre Albi, qui est rapidement jouée et les trois-quarts audois se trouvent en sur nombre mais c’est le demi de mêlée Valentine qui s’en va marquer un essai de filou au pied des perches. C’est le quatrième essai, celui du point de bonus récupéré. Les Albigeois auraient dû provoquer un maul…avec éventuellement une pénalité à la clé car les audois se sont mis souvent à la faute sur ce genre d’action . Erreur de jeunesse et grosse colère d’Henry Broncan qui avec un score de  19-40, trouve la pilule difficile à avaler.
« Encore une fois on attaque dans nos 22 mètres. Alors que l’on aurait du chercher le maul pour obtenir une pénalité et essayer de se dégager pour aller dans leurs cinquante. Non, on attaque dans nos 22 . C’est ainsi depuis le début de la saison. On a la tête à l’envers ce qui est dommage pour les avants. Moi, contrairement à certains  j’ai le sens du score : 33 –19 ce n’est pas 40-19. Là on leur donne l’essai  et le bonus offensif, bravo. Si on est content, bravo ! ». Grosse colère d’Henry Broncan  dans les vestiaires et propos amers dans les couloirs lors de la conférence de presse d’après match.
Pour autant le coach à la casquette a tout de même trouvé dans la prestation des Albigeois quelques motifs de satisfaction non point par les commentaires des journalistes locaux qui analysent : 16ème victoire pour le Racing, sans doute la plus délicate qui voit son rêve devenir de plus en pus réalité : « C’est mieux qu’à Béziers , heureusement. Cela méritait un score de 33 à 19 et pas 40. Je suis content du reste, il n’y a que ça qui m’énerve parce qu’on  se fiche du travail des avants qui récupèrent le ballon sur la touche, ils font un maul, on essaye d’écarter mais il n’y a pas de soutien. Cela ce n’est pas du rugby. C’est vrai qu’il y a eu de l’investissement, le petit Raphaël Merancienne a fait convenablement durant 10 minutes son premier match en Pro D2, on a retrouvé Nicolas Frize ».
Cette défaite fait mal à la tête et atteint le moral. Elle a  également marqué les organismes. L’arrière Mathieu Péluchon sorti à l’heure de jeu et l’ouvreur Sylvain Bouillon (54°) ont été victimes de claquages et ne pourront certainement pas se déplacer à Pau, et Julien Raynaud qui souffre d’une douleur à un tendon de l’épaule gauche.
Julien Raynaud explique sa sortie à la 57ème minute : « Sur la fin de la première mi-temps je sens que mon épaule est douloureuse et à la reprise je n’ai plus trop de force dans le bras . Je prends deux ou trois impacts et je sens que j’ai du mal à serrer les placages. Cela devenait trop douloureux pour continuer , je n’étais plus à 100%, j’ai préféré sortir »
Le mot de la fin, nous le laisserons à Rémy Ladauge, le coach des trois-quarts : « Oui, une grosse déception car on fait un match correct. Nous avons dominé en mêlée en première mi-temps avec des difficultés en seconde, nous avons fait un match convenable sur le plan défensif même si nous prenons quarante points. Ce qui est rageant, c’est qu’on leur rend le bonus défensif à la fin après s’être  donné le bâton pour se faire battre dans nos 22 mètres. Aujourd’hui j’aurais été un peu moins frustré si nous avions pu leur enlever le bonus offensif. ».
Maurice Charbonnières

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