PRO D2/ GROS BUDGETS …GROSSES AMBITIONS !

PRO D2 : GROS BUDGET…GROSSE CHANCE DE MAINTIEN VOIRE SURTOUT  PLUS SI AFINITÉ  !

Les résultats en terme comptable enregistrés au terme de la saison de Pro D2 sont là pour confirmer qu’il y a une corrélation entre budgets et résultats sportifs. Les gros budgets synonymes de recrutement de « vedettes et grosses pointures  » ouvrent les portes de la montée ou des phases qualificatives. Par contre pour les budgets moyens ou petits point trop de salut !

Une étude, effectuée par le montalbanais Thierry Eychenne qui partage la direction de l’USM, publiée dans les colonnes de la Dépêche du Midi, édition de Montauban, dans le cadre des prévisions budgétaires de la montée en Pro D2 de l’U.S. Montauban, Champion de France de Fédérale 1, est révélatrice de l’influence des budgets affichés sur les chances qu’ont les clubs de jouer la montée directe voire l’accès aux phases finales ou de plonger vers la relégation. Ainsi pas de surprises au terme de la saison 2013-2014, c’est le LOU qui, avec le plus gros budget de Pro D2 annoncé à hauteur de 14,87 millions d’Euros, accède directement au Top 14. Ensuite Agen (9,01 M€) termine 2ème de la poule au terme des phases aller et retour, La Rochelle (8,57 M€) pointe à la 3ème place et monte en Top 14, Pau ( 8,54 M€) a terminé à la 4ème place. A plus gros budget, le haut du tableau. Deux exceptions toutefois et des surprises puisque Tarbes , 7ème budget avec une cagnotte de 4,99M€ a terminé 6ème et Narbonne  dixième budget ( 4 ,61M€) a fini 5ème . Ce sont les exceptions qui confirment la règle car pour le reste des équipes c’est le ventre mou assuré comme Colomiers 5ème budget avec 5,54M€ qui se retrouve 9ème ; Albi 6ème budget (5,19Me) se classe 12ème, Mont-de Marsan (8ème budget avec une enveloppe de 4,83M€ ) se classe 7ème ; Béziers 9ème budget ( 4,81M€) a fini 10ème ; Dax 11ème budget pointe à la 13ème place, Bourgoin ( 3,8 Me, échoue à la 8ème place tandis qu’Aurillac ( 3,65Me) plafonne à la 11ème place. Ensuite ce sont les budgets (pratiquement) synonymes de lutte pour le maintien avec ici aussi une exception puisque Bourg-en-Bresse avec le 12ème budget (3,90Me) est relégué en Fédérale 1. Carcassonne (15ème budget avec 3,63M€, a lutté jusqu’aux ultimes rencontres pour éviter la descente ce que n’a pas pu faire Auch, 16ème budget (2,41M€) éliminé du rugby Pro malgré une belle fin de saison. Un constat : il ne reste plus aux petits budgets qu’à procéder à un recrutement le plus judicieux possible par rapport à leurs moyens financiers et à croiser les doigts avec l’espoir de jouer les empêcheurs de se qualifier en rond en s’immisçant parmi les prétendants aux places qualificatives. Heureusement il reste la glorieuse incertitude du sport. Dans cette logique, Albi, longtemps confronté à des soucis financiers lui interdisant jusqu’à prétendre engager un joker médical, ayant retrouvé enfin un équilibre financier, a souhaité conserver l’épine dorsale de la formation qui a assuré (assez largement) le maintien lors de la saison 2013-2014. Jean-Jacques Castanet et son staff administratif en symbiose avec Ugo Mola, le nouveau directeur sportif, se sont limités à faire un marché « raisonnable » avec des joueurs, qui, au- delà de courir après des salaires mirobolants, cherchent surtout à se faire ou refaire une place au soleil. Pour acquérir du temps de jeu comme le firent des Guitoune, Palis et autres Boulogne ou Manca voire Maynadier, révélés par le SCA, les recrues « Jaune et Noir » sont, semble-t-il, resté « raisonnables » dans leurs ambitions pécuniaires. De nombreux exemples sont là pour rappeler si besoin que l’appât du gain ne mène pas à tout si ce n’est parfois à disparaître des écrans radar du sport roi.

Maurice Charbonnières

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