PRO D2/ BEZIERS 28-SCA 8: IL FAUT REBONDIR RAPIDEMENENT

PRO D2/ BEZIERS-SC ALBI 8-28

mi-temps  0-21

 

Stade de la Méditerranée : Maurice Charbonnières

Temps couvert /soleil fort vent favorable à Béziers en 1ère mi-temps.

4 984 Spectateurs

Arbitre : Jonathan Gasnier (Pays Catalan)

SC ALBI

1 Dedieu,(Tetrashvili 46°) 2 Ponnau (Djebablah 46°),3Gau (Hamachache 46°), 4 Jérôme Mondoulet (Damiani 46°), 5 André ( Corréa 56°) 6 Calas, 7 Misse (cap),(Durand 62°) 8 Lane, 9 Marques (Chateauraynaud 62°), 10 Barthélémy, 11 Rokoduru, 12 Bonnet, 13 Hecker, 14 Lacroix, 15 Bouillon (Metge 25°)

 

1 Essai Rokoduru 49°

1 Pénalité Marques 41°

 

BÉZIERS  :

1 Fernandes (Sheklashvili 60°), 2 Levi( Carmora 73°) 3 Aho (Boughanmi 60°), 4 Caillet(  Toevalu 52),  5 Maamry (Caillet 74°), 6 Zouhair, 7 Ramoneda (Puyo 51°), 8 Manoa (Carmignani 60°), 9 Chaput, 10 Fournil, 11 Marais, 12 Gerber, 13 Vakacegu(Camberabero 55°), 14 Gmir, 15 Peyras-Loustalet.

4 Essais :  Peyras-Loustalet 21° -Chapuis 26. Marin 38°-44°

4 Transformations :  Fournil21°-26°-38°-44°

1 Carton jaune : Zouhair 41°

OUBLIER BEZIERS , SE RESSAISIR FACE A DAX

Certes il est possible de se satisfaire  que les Albigeois aient dominé la seconde période de cette rencontre puisque crédités de 8 points (une pénalité et un essai) contre 7 pour Béziers (un essai transformé), mais ce serait se voiler la face sur ce qui apparaît comme étant un fiasco : les « hommes » de Yohann Misse sont passés totalement à côté de cette rencontre , notamment en première mi-temps avec 21 points dans la valise à l’heure des citrons, soit trois essais bonifiés à rien. Une première mi-temps à oublier rapidement mais  pas seulement .

«  Une première mi-temps à oublier mais aussi la seconde » . Le verdict de Jean-Christophe Bacca à l’heure de la  conférence de presse d’après match est sans appel : « il ne faut pas se leurrer , sur les zones de combat on a été pris, sur tous les rucks on s’est fait contester tous les ballons, à chaque fois que nous avons plaqué nous avons subi, tout comme chaque fois que l’on a voulu attaquer. Hormis deux ou trois situations à la mêlée où nous avons été plutôt dominateurs et un alignement où nous avons récupéré le ballon dont n’avons pas su quoi faire, il n’y a pas grand chose à retenir de ce match si ce n’est qu’il nous a mis la tête à l’envers parce que je pense que Béziers avait plus envi sur ce match de se maintenir que les albigeois. Nous attendons les matches à domicile en se disant ce sont ces matches là qu’il faut prendre . Aller chercher des points à l’extérieur, nous n’avons pas les ressources mentales pour le faire. Il faut vraiment se poser des questions . L’équipe de Béziers a mis beaucoup de volume et de d’agressivité saine dans le jeu, elle a joué avec ses armes . Elle nous a balayé du début jusqu’à la fin du match même dans l’occupation au pied. C’est problématique face à une équipe qui est sensiblement du même niveau que nous. On prend quatre essais qui sont dus essentiellement à notre manque d’agressivité, notre manque d’envie, notre manque de combat ». Terrible constat !

Il a fallu attendre 21 minutes pour que les Biterrois qui avaient raté les perches sur deux pénalités (8° par Danne Gerber 52 mètres en coin, et Thomas Fournil 12°  25 mètres le long de la ligne de touche) , affirment leur volonté de prendre des points pour sortit de la zone d’influence de la zone rouge. Ils y ont d’autant mieux réussi qu’ils sont entrés sur le terrain avec une volonté fortement accrochée aux entrailles ce qui ne fut pas le cas pour les Albigeois qui paraissaient se suffire de l’expédition des affaires courantes. Pas question de se faire mal, de combattre. Voilà la grande leçon à tirer de cette rencontre comptant pour la 23ème journée du championnat. Après le nul à Colomiers et les deux victoires face à Aurillac et Bourg-en-Bresse, les quelques supporters qui avaient effectué le déplacement étaient en droit d’attendre une tout autre attitude.

Car force est de constater qu’avant ce premier essai, les Héraultais qui , certes bénéficiaient du vent, n’ont pratiquement pas quitté le camp albigeois. Et c’est miracle que le verdict ne soit pas tombé avant. Car,  que mettre au crédit des Albigeois, si ce n’est une interception ratée (19ème) du bout des doigts par Baptiste Hecker depuis les 50. S’en suivait une mêlée en faveur des locaux dans leurs 45 . Attaque plein champ des Héraultais qui se termine en terre promise avec en prime une transformation signée Thomas Fournil depuis la ligne de touche( 0-7 à la 21ème).

Sylvain Bouillon, suite à une mêlée aux 10 mètres d’Albi avec introduction  Jeremy Chaput, sortait sur blessure remplacé par Nicolas Metge. Sur la nouvelle mêlée à 5 mètres dans le camp albigeois qui s’en suivait , bras cassé pour Béziers et c’était le tour du demi de mêlée héraultais de plonger en but pratiquement sous les barres. Thomas Fournir ajoutait la transformation et c’était 0-14  (26°). Il n’y avait plus guère d’illusions à se faire, le quinze albigeois  était dominé, archi dominé. Un constat qui se concrétisait avec le troisième essai conclu par l’ailier Conrad Marais  à la 38ème minute toujours bonifié. 0-21.  C’était lourd, très lourd pour les Albigeois, d’autant plus que l’on était resté sur notre faim quant à la supposée volonté en principe partagée avec les Héraultais de prendre des points pour tenter d’acquérir rapidement le maintien.

« Nous avons été pris partout. C’est un match le moins abouti que nous ayons fait depuis le début de la saison » constatait Jean Christophe Bacca lequel ajoutait «  la victoire contre Bourg- en-Bresse nous a sorti du championnat , mais il falloir y revenir très vite car nous allons vers d’autres déconvenues ».
 « De toutes les façons on joue comme on s’entraîne. Nous avons passé la semaine à s’entraîner dans de mauvaises conditions , avec une concentration faible, avec de l’énervement. Aujourd’hui on paye cet entraînement catastrophique par une première mi-temps calamiteuse. En s’entraînant comme nous l’avons fait ce que nous avons produit j’aurais pu le décrire avant le match » constatait Rémy Ladauge ,le coach des trois-quarts..

DEUXIÈME ACTE

Ce n’est pas la première fois cette saison que les Albigeois ont des entames « calamiteuses », mais que ce soit à Agen , que ce soit à Lyon pour ne citer que ces deux matches en déplacement, la deuxième mi-temps permettait au minimum de montrer un autre visage. Le vrai visage du SCA avec ses vertus de combat, de jeu collectif.

On pouvait espérer qu’avec l’apport du vent et une mêlée et un alignement relativement à la hauteur de la mission confiée en terme de conquête, on allait assister au réveil  d’Albi. Les prémices de ce réveil  prenaient corps dès la 41ème minute : c’était tout d’abord Samuel Marques qui trouvait les perches sur pénalité accordée sur la ligne médiane (3-21 41°). Sur l’engagement les Biterrois sont sanctionnés pour  un en en avant , suivait une mêlée introduction Marques dans le camp albigeois. Le pack héraultais était enfoncé. La pénalité accordée toujours dans le camp albigeois était jouée rapidement, puis Albi bénéficiait d’une nouvelle mêlée dans les 45 de Béziers, l’attaque albigeoise se développait , la défense adverse restait  rivée  sur place ce qui permettait à Timalai Rokoduru, pas trop sollicité  tout au long des 80 minutes, d’aller en terre promise en coin. La transformation depuis la touche était ratée. Et 8-28 au planchot ( 49ème ) car à la 44ème minute , une nouvelle fois alors que Béziers jouait à 14 contre 15 après le jaune récolté par Hamza Jouhair à la 41ème, c’était Conrad Marais, l’ailier, qui doublait la mise et en remettait un quatrième , synonyme de bonus offensif. Certes les Albigeois se sont montrés un peu plus dans le jeu jusqu’en fin de rencontre mais toutefois incapables notamment au niveau de la ligne des trois-quarts de franchir la défense adverse malgré le coaching d’Henry Broncan. Des actions et des mauls auprès de la terre promise ont échoués. On rentrait aux vestiaires sur le score de 8-28. C’était soupe à la grimace. Certes la deuxième mi-temps s’est avérée plus aboutie, mais lorsqu’on vire à la pose avec 21 points de handicap, il faut montrer un autre visage, une autre envie que celui proposé par le groupe albigeois pour espérer faire un résultat face à une équipe qui, elle  aussi, joue son maintien en Pro D2.

« Nous n’avons pas mis en place les fondamentaux de ce sport qu’est le rugby. Aujourd’hui nous sommes venus faire un match amical à Béziers. Sur la première mi-temps on arrive à 21-0. Nous pouvions en avoir quarante» analysait Henry Broncan, un   coach albigeois totalement dépité  devant la porte des vestiaires.

Il voulait toutefois positiver «  Il faut toujours trouver une consolation à quelque chose . Je constate qu’avec cinq « Reichel » dans l’équipe nous avons gagné la seconde période 8 à 7. Alors faut-il en mettre quinze ? »

« Pour le reste c’est à l’image des entraînements de cette semaine avec la tête ailleurs. Tout le monde était persuadé que nous étions en position de maintien. Je demande à mes joueurs de se recentrer sur le rugby, sur la vérité de ce sport, sur l’humilité. Sur leurs amis aussi, car il y a les amis quand on gagne et les amis quand on perd. Samedi soir contre Dax nous allons avoir besoin des amis qui sont là lorsqu’on est dans la difficulté . Lorsque vous entrez sur un terrain sans l’envie de combattre collectivement voilà ce que l’on obtient. C’est une histoire de combat. Aujourd’hui nous sommes battus sur le combat, sur l’engagement physique. Eux ils prenaient le ballon et avançaient . Nous, nous avons reculé sans arrêt sur les mauls, (en mêlée nous avons tout de même fait une excellente seconde mi-temps), sur les rucks nous sommes inexistants. Nous faisons beaucoup de fautes de main, à l’image, je le redis, des entraînements de la semaine. Au rugby il faut être concentré . Or nous avons passé la semaine où ça parlait , tout le monde est beau , tout le monde est gentil. Et tout le monde pensais que nous étions en Pro D2. Non, je répète et suis le seul à le dire, la Pro D2 ce sera le dernier jour à Carcassonne ».
Béziers a atteint ses objectifs au delà de son espérance  puisque c’est la victoire avec le point de bonus offensif qui lui fait gagner deux places au classement. Sans que cette formation soit un foudre de guerre ce que confirme Henry Broncan « Nous gagnons la seconde mi-temps 8 à avec 5 juniors dans l’équipe ».

« Le moins que l’on puisse dire ce soir c’est que l’on manque d’agressivité. Il n’y a rien d’autre à dire si ce n’est que nous ne sommes pas présents. Au delà de retrouver à la maison une autre équipe, il faut que nous retrouvions une ligne de trois-quarts à la hauteur, qui fasse des matches que l’ on en attend d’elle, qui soit présente en défense ». constatait dans le couloir des vestiaires un Président du SCA, Jean-Jacques Castanet affichant la tête des mauvais jours.

Malgré cette défaite et surtout grâce aux échecs des concurrents pour éviter la Fédérale 1, les Albigeois restent scotchés   à la 13ème  place avec 40 points soit huit points d’avance sur Bourg-en-Bresse (32) qui est tombé sur son terrain face à La Rochelle, 11 points de bonus par rapport à Carcassonne étrillé à Narbonne, et 13 points sur Auch qui, samedi soir,  n’avait pas encore joué son match à domicile contre Lyon .

Les Albigeois devront impérativement prendre conscience dès samedi avec la réception de Dax que le maintien passe obligatoirement par des victoires (à domicile tout d’abord voir en déplacement) et qu’il ne faut  surtout pas compter sur  les défaites des autres. Faute de quoi, de désagréables surprises attendent le SCA …

 La mobilisation générale se doit d’être décrétée pour effacer cette défaite de Béziers. Une rencontre à sortir rapidement des têtes. A oublier . Qu’on se le dise !.

Maurice Charbonnières

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