Pour le SCA à Auch, un sacré nouveau défi !

PRO 2/ APRÈS PAU…AUCH… ENCORE UN DÉFI

Si les Albigeois avaient pris les quatre points de la victoire lors de la réception de Pau, le déplacement à Auch pour la 12ème journée de Championnat aurait été, sinon une partie de plaisir, du moins soumis à moins de pression en terme comptable, dans un contexte plus serein.. Cette défaite qui reste en travers de la gorge des supporters mais également de toute la grande famille du SCA doit être impérativement évacuée de l’esprit du groupe qui effectuera le déplacement vers la capitale de la Gascogne..

Henry Broncan : «  Les déplacements à Auch ne se passent jamais dans la sérénité. Ce sont toujours des rencontres extrêmement difficiles. Nous allons rencontrer des Auscitains qui sont eux aussi le dos au mur, comme nous d’ailleurs, les deux équipes se ressemblent beaucoup notamment en faisant jouer beaucoup de jeunes joueurs, beaucoup de joueurs français. Ces deux équipes sont actuellement en difficulté. Après il y a Bourg-en-Bresse qui a perdu à la sirène contre Lyon, Béziers perd chez lui contre Carcassonne. Cela va être un championnat extrêmement disputé. Ce qui prouve la qualité de la Pro D2. Si nous perdons à Auch, le championnat sera loin d’être fini, il reste 18 rencontres. Bien sûr nous aurions pu entamer très bien ce troisième bloc parce que les joueurs s’étaient mis pendant 60 minutes au moins dans de bonnes dispositions pour battre l’équipe paloise, laquelle n’a été remise dans le match que par nos propres erreurs. Je crois que le banc de Pau a été énorme entre le pilier gauche Hurou qui nous a fait très mal en mêlée, le seconde ligne Ramsay qui est vraiment très costaud, la rentrée de Kelvin Boulogne, l’ancien albigeois, qui a été énorme lorsqu’il est rentré car il a transformé son équipe. En plus leur joker Niko, arrivé dans la semaine et que les entraîneurs n’ont pas hésité à le faire jouer contre nous, signe le premier essai et est également auteur d’une percée qui nous a traversé au milieu de la seconde mi-temps. Notre banc n’a pas été à la hauteur de celui de Pau ».

CAUSES ET EFFETS

Cette analyse étant faite, il faut rappeler que les Albigeois menaient 19-6 à l’heure de jeu et il y a eu cette bagarre dont tout le monde s’accorde à dire qu’Albi n’avait aucune raison de la provoquer dans la mesure où l’arbitre avait accordé une pénalité aux 22 face aux poteaux laquelle, en cas de transformation, aurait mis les « jaune et noir » à l’abri d’un retour palois.

Henry Broncan : « La bagarre générale ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est que nous avons laissé 25 points au pied alors que les Palois n’ont laissé que 3. La première raison de la défaite elle est là. Après, la bagarre générale elle est là mais pour se battre il faut être deux et donc ils étaient au moins deux ».
S’il y avait au moins une unanimité, c’est qu’Albi avait fourni, l’une des meilleures, sinon la meilleure prestation depuis le début de la saison. Donc c’est cet état d’esprit que le Sporting devra afficher sur le stade Jacques Fouroux. Peut-on parler de rectifier le tir pour affronter au pied de la Statue de Dartagnan un Auch le dos au mur puisque détenteur de la cuillère de bois et qui a besoin de se sortir de cette situation inconfortable. «  Rectifier le tir lorsque c’est le meilleur match de l’année , en réalité les Albigeois ont manqué de maîtrise. La maîtrise s’acquiert et l’expérience ne tombe pas du ciel. Nous sommes une équipe fébrile, ainsi que le démontre le résultat puisqu’ après avoir mené mené 19 à 6 nous perdons la rencontre. Il est certain que l’absence de Julien Raynaud nous a pénalisé, après celles de Florent Fourcade, de Valentin Caillau, de Vakhtang Maisuradze qui sont des huit potentiels. Nathan Lane a fait son match, mais avoir six numéros huit, je ne sais quel club peut se le permettre. Alors nous, avec nos petits moyens…. Je suis sûr qu’avec Julien Raynaud sur le terrain, il n’y aurait eu aucun problème, le score nous aurions su le garder. Nous n ‘avons su le garder parce que sur la fin de la rencontre, bien sûr qu’il y a la bagarre qui fait partie des incidents de cette rencontre, mais même après cet incident on peut quand même gagner le match. Il faut rappeler que depuis deux ans nous n’avons jamais été sanctionnés, c’est la première fois que je vois ça. Je le répète, la bagarre générale c’est autant de notre faute que celle des Palois. Pour moi la machine s’est déréglée après la bagarre parce que nous avons été terriblement sanctionnés. L’arbitre nous donne la pénalité à six mètres de la ligne de touche alors que la faute avait été sifflée pratiquement face aux poteaux .Je crois que là aussi l’arbitre a perdu les pédales pendant la bagarre. Il s’est affolé. C’est vrai que c’est un tournant de la rencontre, car à partir de la bagarre toutes les sanctions sont contre nous. Ensuite il y a un autre point sur lequel il faut revenir, l’essai de l’ailier gauche de Pau était valable. Je crois que l’arbitre a vu que cet essai était valable, il a voulu se confier à son juge de touche et le juge d’en but, lesquels ont estimé qu’il y avait une faute sur le ballon, ce qui est faux, et à partir de ce moment là, l’arbitre a voulu compenser et il nous pénalise alors qu’au moins sur trois des cinq mêlées les Palois ont anticipé en poussant avant. Je vais en discuter avec lui car je vais l’avoir ce soir ( mardi NDLR). Je crois que c’est un mal un peu français, ce besoin de compenser quand on a fait une erreur. J’aurais préféré qu’il accorde l’essai, la transformation depuis le long de la touche aurait-elle été réussie,nous ne le savons pas mais cette action se situait à 5 minutes de la fin, et donc nous laissait le temps pour revenir dans le match alors qu’après l’essai de pénalisation il a fallu que l’on fasse un peu dans l’urgence. Ce que nos joueurs ont su faire quand même en mettant Sylvain Bouillon en situation de drop. Si Bouillon fait un poteau intérieur comme l’avait fait Fauqué l’an dernier à La Rochelle, tout le monde aurait crié que nous avons des joueurs magnifiques, un coaching réussi… C’est comme cela, c’est ce sport qui veut cela. Comme disait Jean-Pierre Rives, ce ballon il est fou. Il y a trente ans, vous meniez six à zéro vous aviez votre match gagné, de nos jours on peut mener 19-6, nous en avons fait la triste expérience contre Pau, si vous n’êtes pas stratège on peut perdre . C’est ce qu’a fait notre équipe dimanche après midi. La stratégie ne tombe pas du ciel, ça s’apprend, c’est long, cela demande de faire beaucoup de match et de gagner en expérience ».

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