Le poteau du bonheur

20131110 sca 28  narbonne 24 007

SC Albi–RC Narbonne Méditerranée

28 - 24


Statistiques

Domicile Visiteur
Essai : Marques 60° 2 Essais : Vuli 46°-Fekitoa 74°
Transformation : Marques 60° Transformation Ruiz 74°
Pénalité Marques 6°-28°-49°, 62°-69°-73°-Bouillon 78° Pénalité Ruiz 2°- 15°-32°
Drop : Ruiz 11°
Carton jaune : Dedieu 41° Carton jaune : Jenkins 68°

Composition

Domicile Visiteur
1 Dedieu (Tetrasvhvili 59°), 2 Ponnau,(Djebalah 46°) 3 Gau (Hamadache 46°), 4 André( Correa 75°), 5 Damiani, 6 Lane (Visensang 51°), 7 Misse (J. Mondoulet 67°), 8 Raynaud( cap) 9 Marques (Chateauraynaud 75°), 10 Barthélémy (Bouillonn 61°), 11 Todua, 12 Bonnet, 13 Kaiser, 14 Lacroix, 15 Péluchon 1 Petit (cap)( Fitchten 49°), 2 Vuli (Algisi 62°), 3 Wright (Zanon 57°), 4 Strauss, 5 Aurignac (Manchia 51°), 6 Tomiki (Jenkins 51°), 7 Beaux, 8 Herjean (Erasito 67°), 9 Rouet, 10 Ruiz, 11 Navakadretia,12 Kaufana, 13 Rattez,14 Zucco (Fekitoa 64°), 15 Etienne.

Informations

Henry Broncan : Ma vielle expérience d’entraîneur vous dira que , lorsqu’on est mauvais et que l’on gagne c’est la plus belle des victoires.

Rares auraient été les supporters albigeois (peu nombreux pour assister à cette rencontre) qui, à la 45ème minute, auraient parié un pesos sur une chance de victoire des Albigeois. On jouait depuis 45 minutes, les Albigeois étaient réduits à 14 suite à un carton jaune écopé par Bastien Dedieu dans les 22 mètres albigeois , et , terminant une contre attaque lancé par Christophe Ruiz, le piler Sunia Koto Vuli plonge en terre promise pour le premier essai (non transformé) et Narbonne qui avait fait le choix de s’appuyer sur le vent dès la première mi-temps, mène au tableau d’affichage 6/ 17. Les Albigeois étaient mis à rude épreuve. C’était tout d’abord Christophe Ruiz qui concrétisait une pénalité dès la 1ère minute des 22 en moyenne position, imité rapidement (6ème) par Samuel Marques ( 23 mètres en moyenne position)(3-3). Les Albigeois perdent leur premier lancer en touche ( 10°), et l’incontournable buteur Christopher Ruiz « s’offre » des 30 mètres un opportuniste drop ( 3-6 ) , puis, après une belle action des visiteurs partis de leurs 22 pour arriver dans les 22 d’Albi, aggrave le score toujours sur pénalité tentée des 22 albigeois en moyenne position (3-9). Samuel Marques, une fois n’est pas coutume, rate les perches ( 12°) des 22 en coin. Il récidivera à la 17ème minute des 42 mètres en bonne position. Le jeu évolue d’un camp à l’autre avec un semblant de domination narbonnaise notamment dans le jeu au large malgré une météo exécrable. A la 18ème minute les Albigeois perdent la balle sur un ruck. Ils continuent à se montrer timorés à la touche,. Ainsi, sur les lancers de Cyriac Ponnau, un second lancer est « vendangé »(8°),puis sur pénal touches aux 10ème , 25ème ,52ème minutes les Albigeois bafouillent leur rugby. Albi perdra cinq touches sur ses lancers pour n’en gagner qu’une sur lancer narbonnais.

A la 28ème , le score est ramené par Samuel Marques à 6-9 sur pénalité 20 mètres face aux poteaux. Mais Ruiz répond des 20 mètres en bonne position (6-12). De la 34° à la 38° minute Albi sort le grand jeu sans toutefois concrétiser et le score, à l’heure de la pause reste inchangé (6-12 pour Narbonne).

A cet instant, dire qu ‘Albi a dominé les débats, serait pour le moins exagéré.

« Nous n’avons pas fait un très bon match , on ne va pas discuter là dessus. Les lacunes que nous avions montrées à Dax sont les mêmes qu’aujourd’hui » devait déclarer un tout de même heureux Henry Broncan, en conférence de presse d’après match. Heureux de la victoire mais pas tout à fait satisfait « Je suis déçu par la première demie heure, par l’apathie de l’équipe, cela n’était pas prévu. La joie de la victoire cache cette première mi-temps , mais on ne va pas le cacher longtemps. Il y aura quand même des changement pour recevoir Pau car on ne peut pas se permettre de faire le même match contre Pau, le banc n’y suffira pas et la qualité de Marques non plus parce qu’il ne va pas gagner tous les matches tout seul. Pour le moment il en fait trop. Mais c’est un très bon joueur et suis très fier de l’avoir dans notre effectif. S’il n’est pas seul sur le terrain, il est tout de même capable de renverser le score comme il l’a fait encore aujourd’hui. Le rugby est un sport collectif, mais il y en a trop dans notre équipe qui s’abritent derrière le collectif. C’est très facile de s’abriter derrière un collectif mais heureusement qu’il y a des individualités comme deux ou trois joueurs mais il n’y en a pas trente ».

Rémy Ladauge « c’est sûr que nous avons produit une première mi-temps difficile face à une très belle équipe mais cela on le savait. En seconde mi-temps l’équipe a su trouver les ressources , notamment grâce à un banc extrêmement performant ».

DEUXIEME MI-TEMPS : LA MÊLEE ET LA PATTE DE SAMUEL MARQUES

Bref, lorsque les joueurs reviennent sur le gazon du Stadium Municipal pour le second acte, chacun s’accordait à reconnaître que le rendement du quinze albigeois n’était pas à la hauteur de l’ambition affichée. Même, le seconde ligne André Mathieu était sur cette longueur d’onde : « Nous faisons encore une fois une entame de match pas bonne du tout , le début de la seconde mi-temps pareil, nous prenons un essai, ce qui fait 17 –6 et cela devient compliqué . Mais, malgré ce score de 17-6 , on arrive à revenir et gagner le match . Donc, cela prouve que nous avons quelques qualités quand même ».Dans les vestiaires, à l’heure des citrons, (cela les supporters ne le savent pas) « on » se cause entre soi comme le confirme Mathieu André : « A la mi-temps on s’est dit que 12-6 contre le vent ce n’était pas grand chose à rattraper et qu’il fallait les faire jouer chez eux en utilisant le pied, et que cela finirait pas passer si on continuait à être sérieux. Même si nous n’avons pas été très performants on gagne le match et c’est quand même le plus important pour nous ».

A la reprise, la pluie s’est calmée. Le soleil nous fera même un petit clin d’œil. Cela était-il prémonitoire, tout comme le fait que Christopher Ruiz rate pour la première fois une pénalité 38 mètres en moyenne position ( 42°). Certainement pas, car les Audois acculés dans leurs 22, tapent un long coup de pied pour trouver une touche aux 22 albigeois. Touche raccourcie à 5 mètres, Vuli au lancer, la cocotte s’organise et Sunia Koto Vuli s’extrait du paquet pour plonger en but propulsé par son pack. A 6/17, le score commence à s’avérer lourd. Et l’inquiétude s’empare des tribunes.

« Le moins que l’on puisse dire c’est que tout n’a pas été parfait. Par contre nous avons réussi à montrer encore une fois que nous avons des vertus morales qui nous permettent de revenir dans le match mais on se rend compte quand même qu’on se le complique » souligne Jean-Christophe Bacca .

Cet essai aurait pu plonger les « hommes » de Julien Raynaud dans le doute. Il n’en sera rien. Henry Broncan fait rentrer du sang neuf. Une tentative de drop de Romain Barthélémy, rate très largement sa cible, mais l’arbitre accorde une pénalité que converti Samuel Marques (9-17). Certes Les Albigeois vendangent une nouvelle touche (52°), mais on sent qu’ils sont en train de mettre la main sur le ballon. Jean-Christophe Bacca : « La mêlée nous a encore une fois sorti une épingle du pied» . Les Djebablah, Tetrashvili, Hamadache, Corréa, Visensang sont entrés en jeu.

A l’heure de jeu, c’est le tournant de la rencontre : Depuis leurs 22, les Narbonnais trouvent une touche dans les 22 d’Albi. André capte le cuir, Djebablah est pris par la patrouille. Mêlée pour Narbonne. On joue dans les 22 d’Albi, sur la poussée les avants albigeois récupèrent le cuir. Marques dégage sont camp et renvoi le jeu dans les 22 adverses. Sur l’action qui se développe, les avants albigeois gagne du terrain mètre par mètre . Nouvelle pénalité pour Albi, 22 mètres en moyenne position. Le cuir botté par l’incontournable Samuel marques s’envole, tape le poteau (c’est la deuxième fois) et revient en jeu, Nicolas Kaiser qui a suivi, récupère le cuir, sert Samuel Marqués qui en coin plonge en terre promise. Le demi de mêlée albigeois, en pleine euphorie, s’offre également une belle transformation depuis la touche (16-17).

La physionomie de la rencontre a complètement changée. Les Albigeois sentent que la victoire est peut-être à portée de main.

Samuel Marques , en pleine confiance et vent favorable, sur une pénalité accordée dans le camp albigeois, balance un magistral coup de pied de 60 mètres lequel passe entre les perches: 19/17 (60°). Pour la première fois Albi prend les commandes de cette rencontre porté par « son » public. Le SCA est maître du jeu….. La défense albigeoise est en place . Le travail de sape du huit de devant porte ses fruits d’autan que le huit adverse perd la clé de la mêlée. Samuel Marquès ajoute trois points sur pénalité des 40 en coin.(25-17).. Les Narbonnais qui, depuis la 68ème minute jouent à 14 , Jonathon Jenkis ayant écopé d’un carton jaune, ne sont plus dans les points du bonus défensif. Mais ils ne baissent pas la garde et restent très dangereux dans leurs attaques. Ils confirment n’être pas venus à Albi pour faire de la figuration. Ce qui devait arriver arriva, le centre audois Saia Fekitoa, rentré à la place de Cedric Zucco à l’heure de jeu, conclu derrière la ligne le deuxième essai audois également transformé. Le score revient à 25-24. La tension est à son comble. Heureusement, une mêlée accordée par l’arbitre aux 45 mètres est enfoncée par les albigeois et les audois sont pénalisés pour un hors jeu. Sylvain Bouillon, qui, comme buteur, remplace Samuel Marques lequel a cédé sa place à Yohann Chateauraynaud à la 75ème minute, ne tremble pas et du bord de la touche des 38 mètres envoi le cuir entre les perches ; 28-24 . La sirène retentie , Albi , derrière une mêlée gagnante part directement en touche.La furia albigeoise a infligé un 16-0 aux Narbonnais, qui ne s’attendaient peut-être pas à un tel scénario dès lors qu’ils menaient 17-6. Ouf ! les 23 »jaune et noir » albigeois peuvouvaient sacrifier au traditionnel salut aux supporters.

Jean Christophe Bacca résume le sentiment général : « Narbonne est une équipe intelligente qui a joué crânement sa change en prenant des risques et en se disant en jouant on pourra déstabiliser Albi, ce que le Audois ont très bien fait,. Et c’est presque un miracle que l’on arrive à renverser ce match qui s’offrait aux Narbonnais à l’heure de jeu. A 17 à 6 je pensais que ce serait extrêmement difficile, vue les conditions climatiques ».

Nous n’avons pas eu droit, il faut l’admettre, à du très grand Albi (excepté après l’heure de jeu), comparé à la prestation face à Béziers. Mais Albi possède deux atouts majeurs : son pack et son demi de mêlée de poche, Marquès.

« Ma longue expérience d’entraîneur vous dira que lorsqu’on est mauvais et que l’on gagne, c’est la plus belle des victoires » dixit Henry Broncan.

Toutefois comme pouvait s’en réjouir le Président Jean-Jacques Castanet : « Une fois de plus c’est le banc qui fait la différence comme à Bourg-en-Bresse, comme contre Colomiers, comme contre Béziers. Une rencontre cela se joue avec 23 joueurs, et aujourd’hui c’est le banc qui fait la différence. On y a cru jusqu’au bout, on s’est accroché. C’est vrai que nous faisons un match pas très bon, mais je crois que les victoires n’en ont que plus de valeur dans ses moments là. Il était très important de ne pas perdre pour ne pas être dernier. On prend quatre points, nous remontons. Maintenant ce sont huit jours de vacances, j’espère que le groupe va se régénérer , se reposer, et que nous attaquerons à fond contre Pau dans quinze jours ce qui se présente comme autre beau challenge d’autant que des joueurs blessés vont réintégrer le groupe ».

La conclusion à Rémy Ladauge : « Cette victoire nous fait un bien énorme. Nous allons bien nous reposer et si on prend Pau à la rentrée du 3ème bloc on pourra sortir enfin du fond du classement. C’est la victoire contre Pau qui pourrait marquer le tournant de la saison ».

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