17May

PRO D 2: LA FINALE VUE PAR LES GIRONDINS

ECHOS d'AVANT FINALE

"Lors de la réception d'Albi nous les avions largement battus, 47 à 9 (17 octobre) , mais au retour, le 27 février, nous avions pris "une branlée" (27-8) " rappelle Laurent Marty, le Président de l'UBB.
Sur notre photo, lors du match retour disputé au Stadium d'Albi, Dave Vainqueur est efficace en défense.

ECHOS d'AVANT FINALE
Si les Albigeois n'étaient les favoris des "médias" avant de rencontrer Mont-de-Marsan les Bordelais de l'Union Bordeaux-Bègles, l'étaient encore moins, Grenoble étant le méchant loup qui allait croquer tout ses adversaires pour rejoindre à coup sûr le Top 14. Résultat: le SC ALBI et l'Union Bordeaux-Bègles en découdront dimanche à partir de 15h10, sur l'herbe du Stade Armendie d'Agen.
Il nous a semblé intéressant de prendre la température du côté des Girondins. C'est ce que nous faisons en donnant des extraits d'une interview accordée par le Président de l'UBB, Laurent Marty, au Journal Sud Ouest.?Maurice charbonnières
Le président de Bordeaux-Bègles, ainsi que s'en fait l'écho le quotidien girondin, se sent plus soutenu que jamais depuis l'exploit de son équipe à Grenoble. Et, du soutien, il en aura besoin en cas de montée dimanche en Top 14.

Laurent Marti : « Dimanche, ce sera beaucoup plus dur que face à Grenoble

« Sud Ouest ». Que se passerait-il en cas de montée de l'Union en Top 14 dimanche ?
Laurent Marti. Nous aurions beaucoup de travail à l'intersaison ! Il faudrait bâtir un budget de 8,5 millions d'euros, alors qu'il est actuellement de 5,5 millions d'euros. Les droits télé du Top 14 ne constitueraient qu'une part de cet accroissement de budget. Honnêtement, je n'y ai pas encore travaillé. Considérer que nous y sommes avant d'avoir joué la finale serait faire injure à notre adversaire.
Dimanche à Grenoble, il n'y avait pratiquement aucun supporteur bordelais dans les tribunes. Est-ce une déception ?
C'est plutôt un constat, c'est comme ça depuis le début. Ce qu'on espère, c'est qu'il y en aura beaucoup plus à Agen dimanche. Chaque club finaliste disposera de 30 % des places, ce qui devrait nous faire trois ou quatre mille billets à vendre. J'espère de tout cœur qu'on y arrivera. Il faut arrêter de parler, maintenant, et agir, prendre sa voiture ou un des bus qu'on va mettre en place, et aller à Agen.

Sentez-vous autour de vous une envie de voir monter l'Union en Top 14 ?
Oui, et elle me semble grandissante. J'ai toujours dit qu'il fallait des résultats pour susciter de l'intérêt et c'est ce qui se passe. Le fait de se qualifier avait déjà amorcé quelque chose et ça se ressent encore un peu plus après cette demi-finale gagnée à Grenoble.
Lyon accède au Top 14, Bordeaux s'en approche : l'avenir du rugby professionnel est-il aux grandes villes ?
Je n'en suis pas si persuadé que cela. L'avenir appartient d'abord aux terroirs où il existe une passion et où il y a une réelle volonté politique et économique autour des clubs.
Faire du SC Albi le grand favori de cette finale, est-ce une stratégie de communication ?
Ecoutez : qui va jouer sa troisième finale en six ans, c'est-à-dire à chaque fois qu'il a été en Pro D2 ? Albi. Qui a un public fabuleux ? Albi. Qui a pour entraîneur le Guy Novès de la Pro D2 en la personne d'Henry Broncan ? Albi. On les a largement battus à l'aller (47-9, le 17 octobre), mais on a pris une « branlée » chez eux au retour (27-8, le 27 février). Derrière, ils ont plus d'individualités que Grenoble, devant, ils sont plus agressifs. Ce sera beaucoup plus dur. Je crois que personne ne réalise ce qui nous attend sur le terrain.

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