11March

PRO D2/ SCA 16-BEZIERS 10: UNE VICTOIRE POUR LE MAINTIEN

PRO D2 / SC. ALBI – BEZIERS 16- 10

mi-temps 13-7

Stadium Municipal Albi : Maurice Charbonnières

Terrain excellent

Temps légèrement couvert et soleil  pas de vent

4500Spectateurs

Arbitre : Laurent Millotte (Ile de France)

SC. ALBI

Palis-Kraska, Kaiser, Bonnet, Poujol-(o) Bouillon (Batthememy 50°), (m) Chateauraynaud (Guenin 63°)- Raynaud, Misse (cap) , Maisuradze (Correa 62°) Damiani (L. Mondoulet 50°), André (J. Mondoulet 71°)- Kwarazfelia (Prime 54°) (Ponnau 50°), Djebablah, Dedieu (Tetrashvili 50°)

1 Essai : Kwarazfelia 40°

1 Transformation : Bouillon  40°

3 Pénalités : Bouillon 22°-28° Barthélémy 54°)

Carton  Jaune Bonnet 24°

BEZIERS

Peyras Loustalet, Gmir, Puyo (cap) Veratau (Chevtchenko 54°°, Marais ( Malié 54°) – (o)Fraser)- (m)Howard –(Bisman 62°), Caillet (Vahafolau 45°), Toevalu, Zouhair (Ferre 52°)- Dechartres, Martin (Moore 52°)- Bocca, Levi, Asensi (Sheklashvili 40°)

1 Essai : Peyras-Loustalet (15°)

1 Transformation : Fraser (15°)

1 Pénalité : Fraser (75°)

LA VICTOIRE C’ EST DÉJÀ BEAUCOUP

Ce ne fut pas le match du siècle entre deux équipes aux ambitions différentes : Albi avait besoin de cette victoire pour assurer son maintien en Pro D 2. C’est fait. Béziers visait la victoire à Albi pour sortir de la zone rouge en doublant Dax. Résultat : seulement le point de bonus défensif et donc c’est raté  même si l’écart se réduit entre  Béziers et  Dax ce qui impose aux Héraultais de remporter au minimum toutes les rencontres à domicile et plus si affinité.

Donc cette victoire albigeoise, même si au niveau du jeu n’a pas soulevé les foules, est a prendre telle qu’elle est. « Comptez les blessés, est-ce que vous pensez que l’on peut se passer de joueurs comme Baluc-Rittener, comme Maynadier, comme Hecker, voire Marquès en sélection avec le Portugal. Non on ne peut pas s’en passer comme cela. Nous avons joué avec nos moyens, les 23 qui étaient sur le terrain ont essayé de donner tout leur cœur, toute leur vaillance. Après il est certain que nous avons de gros problèmes avec notre fond de jeu,   et qu’il va falloir retrouver cette rigueur, ce pragmatisme que nous avons perdu. Je demande simplement à ce que l ‘on retrouve les vrais valeurs du rugby, mais j’ai retrouvé la mêlée , je suis très heureux, c’est la mêlée qui nous a fait gagner le match. C’est la première fois de la saison que la mêlée nous fait un match. Après, le reste, je peux vous assurer que pour le cœur ce n’est pas quatre stains c’est quarante qu’il va me falloir, car sur le bord de la  touche nous passons des moments difficiles. » se lâchait Henry Broncan en Conférence de presse d’après match. Le coach se félicitait toutefois « du fait que la place en Pro D2 est sauvée  » et se félicitait des matches à venir «  Je peux vous dire qu’il va y avoir des matches hyper intéressants à Albi avec les réceptions de La Rochelle, Narbonne, Brive, Carcassonne qui viendront chercher la qualification à Albi, et puis on se déplace à Dax, Aix qui jouent le maintien . Comme ce va être des rencontres à enjeux cela nous permettra de préparer des joueurs pour l’année prochaine puisque la très grande majorité de l’effectif sera conservée».

Dès la 6ème minute , les Albigeois montraient le bout de leurs ambitions avec un coup de pied vers la « terre promise » mais Nicolas Kraska était juste un peu court par rapport à la défense adverse. Mais ce se sont Héraultais qui tiraient les premiers avec l’arrière Peyras Loustalet qui prenait de vitesse Kraska et Palis pour aplatir tir en but. C’était le premier essai, qui plus est bonifié par Fraser. 0/7 au quart d’heure de jeu,  Béziers confirmait que l’équipe n’était pas venue à Albi pour jouer les faire valoir. Ce dont d’ailleurs personne ne doutait. Mais déjà on sentait le pack des avants albigeois dans un bon jour notamment au niveau de la  mêlée. C’est d’ailleurs sur une mêlée tournée par Béziers que l’arbitre offrait une première pénalité aux locaux que Sylvain Bouillon se faisait un  devoir de transforme ( 3-7 à la 21ème minute). S’en suit une phase de jeu assez confuse parti des 50 mètres au cours de laquelle Yohan  Chateauraynaud se fait sécher, l’action se poursuivait pour être arrêtée à 1mètre de la ligne de but de Béziers avec Baptiste Bonnet qui s »s’offre » l’arrière Jean Baptiste Payras- Loustalet . Pénalité contre Albi, carton jaune pour le trois quart centre….Sur un temps de jeu de plus de 2 minutes, les Biterrois se font sanctionner  dans leurs 22. Sylvain Bouillon réduit la marque (6-7 à la 28ème minute ).

Jean Christophe Bacca : « Nous, nous avons été un peu apathiques sur certaines situations. Il nous a fallu  du temps à trouver la carburation sur la conquête en touche, nos mauls étaient à peu près bien mais avec de mauvais choix pour en sortir. Ainsi à des moments où nous n’aurions pas du sortir on est sorti . Quelques mauvais choix, mais heureusement la mêlée avait à cœur de bien figurer face à cette mêlée biterroise réputée, cela nous a tenu u peu dans ce match très engagé dans lequel des deux équipes ont eu peur de produire beaucoup parce qu’elles avaient très longtemps la victoire en tête . A partir de là cela devient difficile de se lâcher tout simplement et de produire ce que nous aurions du produire sur cette pelouse ».

Une tentative de drop des 50 de Geoffrey Palis rate les perches.
Albi qui a mis un peu de rigueur dans son jeu, lance une attaque dans les 50 de Béziers , mais en bout de ligne le pilier Nicolas Kwrazfelia, reconverti ailier, rate la passe qui va en touche.

S’en suit une mêlée à 5 mètres favorable à Albi, le pack qui met au supplice son vis à vis, bénéficie d’une pénalité . Albi choisi la mêlée alors que la sirène retentie, Kwarazfelia profite d’une mêlée enfoncée pour aller en force à l’essai transformé par Sylvain Bouillon. (13-7). On commence à respirer dans le camp albigeois, d’autant que l’arbitre ne s’est pas montré tendre pour les locaux…mais  le pack fait au moins jeu égal avec son adversaire pourtant annoncé comme redoutable «  Nous avions bossés cette semaine la mêlée de Béziers ; c’est vrai que c’était l’un des points forts de ce match là et c’est ce qui nous a permis d’asseoir un peu notre match et de s’appuyer dessus quand nous étions en difficulté. Cela fait plaisir de retrouver un pack solide » analysait son leader Yohann Misse qui, toutefois, regrettait un alignement moins performant : «  J’ai l’impression  que chaque fois, c’est soit l’alignement soit la mêlée. Mais il ne faut pas oublier que Béziers est aussi une bonne équipe , avec des joeurs grands. Cette équipe nous a bien eu . mais on a rattrapé le coup en seconde mi-temps puisque nous avons procédé à quelques modifications après la reprise . Donc c’était mieux en fin  de match ».

DEUXIEME ACTE

Le jeu s’équilibre entre les deux formations. Les Héraultais bénéficient de deux pénalités , la première des 55 mètres (57ème ), la seconde des 58 mètres ( 61ème) que Gérard Frater ne converties pas. Romain  Barthélémy se voit offrir un coup de pied de pénalité des 40 mètres , également raté. Le pack des avants se montre toujours à son avantage sauf dans l’alignement et continue de peser sur la rencontre. Une nouvelle fois Geoffrey Palis , pas dans un grand jour, tente  mais en vain un  drop depuis  la ligne médiane (73 ème), tandis que Gérard Frazer ramène sur pénalité les visiteurs dans le bonus défensif ( 16-10 76ème).

Les deux équipes en resteront là avec une deuxième mi-temps limitée à trois points pour chacune.

Le bilan comptable pour les albigeois était donc positif  mais avec un bémol : Yohan Chateauraynaud a été victime d’une blessure à l’épaule qui devrait l’éloigner des terrains deux ou trois semaines. Donc plus de demi de mêlée pour le voyage à Auch dans la mesure ou Samuel Marques est encore pour une semaine avec l’équipe du Portugal. Henry Broncan annonce «  nous avons un junior qui s’appelle Entraygues et cela va être son tour bientôt car il le mérite. Je ne vois pas pourquoi il ne jouerait pas ou ne serait pas remplaçant le week-end prochain ».

REACTIONS

Evidemment , au coup de sifflet final, ce n’était l’explosion de joie, mais les joueurs affichaient tout de même un sentiment du travail accompli comme le capitaine Yoann Misse  «  Oui, seule victoire est belle surtout quand il s’agit surtout du maintien. De toutes les façons ces matches là ne sont jamais très beaux, c’est crispé, on est nerveux, nous n’avons pas joué libérés cela est certain, mais c’est clair qu’il n’y a que la victoire qui compte. Aujourd’hui elle est là, c’est tout ce qu’il faut retenir ».

Julien Raynaud : » je crois que devant nous réalisons une bonne prestation malgré

Les quelques errements sur les touches. En mêlée nous avons été plutôt conquérants même si nous ne sommes pas toujours récompensés par l’arbitre. Nous avons eu deux ou trois défaillances en touche que l’on a su régler au cours de la seconde période. Donc aujourd’hui, nous sommes très heureux de prendre les quatre points parce que on a vu que l’on jouait avec énormément de pression en étant un peu fébrile avec la peur de ne pas bien faire malheureusement avec un peu de pression. Donc nous sommes très heureux de prendre ses quatre points qui sont très importants pour la suite du championnat ».

Au niveau des lignes arrières qui n’ont pas eu souvent l’occasion de briller on a pu remarquer  la combativité de Nicolas Kaiser : « Non nous n’avons pas fait la grande partie aujourd’hui, c’était assez compliqué car nous étions un peu émoussés, les gros font un gros travail devant mais il y a des jours où a un  petit coup de moins bien. On sort de deux matches à l’extérieur plutôt aboutis, où on perce beaucoup de fois et on ne marque pas derrière. Donc, du coup, cela nous crispe un peu peut-être lorsque lors des deux ou trois premiers ballons en première mi-temps où cela ne passe pas , du coup on essaye de se rassurer sur ce qui fonctionnait , la mêlée  donc nous avons moins bien joué derrière ».

En technicien averti Jean Christophe Bacca tire les enseignements de cette rencontre : « On a gagné(rires), donc  c’est le plus important. On savait que les Biterrois  arrivaient avec un maximum d’envies et de valeurs parce qu’ils avaient vu les résultats de leurs concurrents directs qui avaient perdus , donc en engrangeant des points ici  ils pouvaient se sortir de la zone de relégation. Ils ont mis tout leur cœur dans ce match là . Nous ne sommes jamais aussi bons que lorsque on est annoncés comme outsider. La position de favoris, ne nous convient pas trop sans doute du fait que ce groupe est jeune et qu’il a du mal à gérer ses matches. Quand  il a l’impression que l’équipe en  face est bien meilleure alors il part pied au plancher et essaye de tenir au maximum même si cela ne marche pas toujours mais il ne se pose pas de questions pour savoir comment gérer u match. J’espère que nous allons revenir sur du jeu, que l’on est capables de produire, que l’on était capables de produire depuis le début de la saison en s’appuyant sur cette conquête retrouvée. Donc nous espérons avoir de bons matches au Sporting, même si celui-là n’a pas été extraordinaire, mais je félicite quand même les joueurs qui, dans l’engagement, et du côté de Béziers et du côté d’Albi ont mis le maximum de sérieux et d’application ».

Pour Rémy Ladauge , le schéma de jeu n’a  pas été modifié , mais…: «  C’est sûr que les joueurs sortent de deux défaites à l’extérieur après avoir mis du volume, et avoir montré des qualités dans le mouvement et dans le jeu, mais comme il n’en sortait aucune victoire et les joueurs ses sont crispés aujourd’hui mais nous avons gagné  donc aujourd’hui il n’y avait que cela qui comptait. Il fallait absolument gagner aujourd’hui, c’est fait sans avoir eu du beau jeu, mais certaines fois nous avons eu du beau jeu et des défaites . On a gagné quoi qu’il en coûte au niveau du jeu ».

C’est un Président Jean-Jacques Castanet un peu désabusé que nous avons rencontré dans le couloir des vestiaires : à la question :La victoire sauve-t-elle les meubles ?, réponse du Président :  Non, cette rencontre ne sauve pas les meubles, je dirais que nous étions sereins, mais on a fait de très beaux matches face à Oyonnax, et à Tarbes et on ne gagne pas, aujourd’hui  nous faisons un match un peu moins bien et on gagne. C’est la victoire qui est importante. On va pouvoir se préparer dans la sérénité pour la saison prochaine mais ce qui est très important c’est que nous avons vu une jeune et très bonne mêlée  alors que le pack de Béziers on ls redoutait à ce niveau. On  fait un match parfait. Après il y a des réglages parce que il y a des garçons qu’Henry a voulu relancer et aux ailes ce ne fut pas parfait. En plus Chateauraynaud s’est blessé et a joué tout le match avec une épaule en l’air avec une luxation accromio. Egalement au niveau de l’arbitrage, contre Oyonnax cela n’avait  pas été bon, mais aujourd’hui c’était catastrophique »

Maurice Charbonnières

 

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08March

PRO D2/ LE SCA FACE A BEZIERS: LA VICTOIRE DU MAINTIEN

PROD2/ SCA REÇOIT BEZIERS : DES BLESSÉS ET DES RETOURS

 

Après la rencontre de Tarbes, la liste des blessés s’est gonflée  avec 4 joueurs entrés à l’infirmerie : le capitaine Laurent-Baluc- Rittener (mollet) , Maxime Gau ( côtes), Vénone Vorétamaya (entorse de la cheville), et Baptiste Hecker (début de pubalgie). Toutefois on note le retour chez les titulaires de Geoffrey Palis à l’arrière, de Nicolas Kraska et Antony Poujol aux ailes, tandis de Yogane Coréa retrouve le banc des remplaçants, tout comme le pilier Florian Prime au poste de pilier, du demi de mêlée Stéphane Guenin pour suppléer l’absence de Samuel Marques sélectionné avec l’équipe du Portugal pour jouer la Russie. Sylvain Bouillon quitte le poste d’arrière où il suppléait l’indisponibilité de Geoffrey Palis pour retrouver son poste de prédilection à l’ouverture, tandis que Romain Barthélémy intègre le banc des remplaçants. A noter le retour comme remplaçant du talonneur Cyriac Ponnau qui en a fini avec sa blessure.
C’est donc une équipe remaniée par rapport à celle battue à Tarbes qui sera alignée pour une rencontre qui, en cas de victoire, conforterait le maintien du SCA en Pro D 2.

L’équipe :

1 Dedieu, 2 Djebablah, 3 Kawrazfelia, 4 André, 5 Damiani, 6 Misse (capitaine) 7 Raynaud, 8 Maisuradze, 9 Chateauraynaud, 10 Bouillon, 11 Poujol, 12 Bonnet, 13 Kaiser, 14 Kraska, 15 Palis

Remplaçants

16 Ponnau, 17 Tétrashvili,18 Coréa, 19 Jérôme Mondoulet, 20 Loïc Mondoulet, 21 Guenin, 22 Barthélemy, 23 Prime.

VICTOIRE IMPÉRATIVE POUR ASSURER LE MAINTIEN

«  C’est un match très  important  pour les deux équipes : Béziers qui a battu Auch et inquiété Pau,  en cas de victoire, pourrait sauter Dax et sortir de la zone rouge pour la première fois, et pour Albi, cette victoire est importante car elle assurerait le maintien du SCA en Pro D2.Cette rencontre s’annonce donc très difficile. Béziers sait très bien qui lui faut gagner ici pour espérer se maintenir même si en perdant les héraultais ne seront pas encore condamnés puisqu’il restera 7 rencontres » devait analyser vendredi Henry Broncan , le coach « jaune et noir », lors de la conférence de presse d’avant match. Il est incontestable que la défaite enregistrée dans l’Hérault lors du match aller reste en travers de la gorge du staff  sportif albigeois. « C’est je crois l’un des scores les plus sévères (25-13) infligé par Béziers à une équipe. Pour Albi,ce match retour  c’est le match du maintien. Comme je le dis à chaque conférence de presse notre ambition c’est le maintien parce que tout simplement nous ne pouvions pas envisager mieux que cela. Je pense que jouer  la qualification, tout le monde en a fait son deuil. Moi, j’en ai fait mon deuil dès le deuxième match de la saison et je l’avais même dit à l’inter saison. Il ne faut pas rêver, on ne peut pas faire une équipe avec des joueurs très jeunes et enthousiastes qui ont également des qualités  mais manquant trop d’expérience pour la Pro D2. La D 2 ce n’est pas rien et cela va devenir de plus en plus difficile dans les années à venir parce qu’il y a de plus en plus de très bons joueurs qui ne vont pas jouer en Top 14 mais en Pro D 2  et donc renforcent cette Pro D2. Il  y a de très, très bons joueurs en Pro D 2. Ellissade affirmait l’autre jour que la Pro D2  est très formatrice, qu’il y a je crois cinq joueurs de l’équipe de France issus de la Pro D2. Mais lorsqu’on arrive avec un effectif un peu juste, on s’aperçoit que les dix dernières rencontres, le dernier tiers, sont très dures. Il faut se rappeler l’année dernière, les raclées que nous avions prises à Aix en Provence, à Bourgoin. Nous avons été un peu mieux cette saison sur le plan des blessures mais maintenant cela commence à venir ».

Après la défaite enregistrée à Tarbes, c’est un retour à plus de pragmatisme qui est à l’ordre  du jour. Bien finir ce que l’on commence, tel est la consigne. « Dès que l’on arrive à enfoncer la défense il faut que l’on conserve le ballon. A Tarbes nous avons eu trop de ballons lâchés en défense. Résultat,  le travail fait au préalable est au final perdu dans la défense et cela devient de bons ballons pour l’adversaire. Il nous faut faire un jeu un peu moins ambitieux, moins risqué c’est certain» souligne Remy Ladauge. « Nos joueurs sont jeunes, impatients c’est pour cela qu’ils tentent la passe impossible qui expose à des contres. C’est le défaut de leurs qualités car ils sont très jeunes, plein d’enthousiasme. Il ne faut pas tout de même que l’on détruise leur enthousiasme. Dans la lucidité, dans la patience on sera toujours battus par des joueurs plus expérimentés. Il faut bien que nous ayons notre arme, et notre arme c’est l’enthousiasme que l’on ne peux pas tuer parce que se serait pire. Mais il ne faut pas se lancer dans des offensives depuis nos 22 lorsqu’on tient le bonus défensif, car c’est de la témérité, c’est un brin de folie. » ajoute Henry Broncan.

Florian PRIME JOUE SON AVENIR

S’il est un retour aux affaires qui fait plaisir c’est bien celui du pilier Florian Prime, lequel  depuis plusieurs mois est confronté à une série de blessures. Arrivé en fin de contrat, avec ce retour dans le groupe, se joue en quelque sorte son avenir.

Florian Prime se confie : « Je m’étais blessé il y a un an et demi après la finale contre Bordeaux. Je  m’étais fracturé le péroné et luxé la malléole. J’ai eu du mal à revenir après la rééducation parce que j’avais la cheville toujours enflée. Je me suis fais réopérer en juin 2012 et suite à cela j’ai eu une série de pépins et il m’a fallu trois ou quatre mois pour soigner une inflammation. J’ai repris début janvier avec les Espoirs. J’ai fait deux matches, et maintenant j’intègre à nouveau   le groupe pour la première fois contre Béziers en tant que remplaçant. C’est très dur de voir les copains jouer le week-end. Mais je souffrais tellement pendant trois mois que je ne pouvais pas faire autrement. J’étais dans l’obligation de me soigner, j’ai serré les dents, j’ai bien travaillé le physique avec Philippe Couture. Là je reviens et j’espère petit à petit me réintroduire de plus en plus et  que cela va bien se passer. Je suis en fin  de contrat à la fin de l’année, donc il me faut tout donner durant le peu de jeu qui m’est offert, essayer de bien avancer en mêlée, de travailler le maximum et après on verra ce que cela donnera. Le rugby pour moi c’est important, c’est mon sport, mon métier et ma passion. Je sais qu’à 26 ans, au poste de pilier, il faut continuer à acquérir de l’expérience. On verra bien…. »

Maurice Charbonnières

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08March

BODEGA DES CADETS

La section Cadets du SCA organise le 16/03/2013 une bodega sous le chapiteau du SCA au stadium d'Albi. Les bénéfices de cette soirée serviront à financer les tournois de fin de saison.

Prix du repas : 15 € / adulte ; 10€  / licencié; gratuit pour les moins de 8 ans

Infos et résas auprès de Laurence Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

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07March

PRO D/ SCA/ BEZIERS : LA VICTOIRE ET RIEN D'AUTRE

 

Yohann Misse

 

Jean -Christophe Bacca

 

 

PRO D2/ LE SCA CONTRE BEZIERS : LA VICTOIRE ET RIEN d’AUTRE….

Pour le compte de la 23ème journée de Championnat, les Albigeois du Sporting reçoivent dimanche à 15 heures au Stadium  le quinze de Béziers. L’objectif des  « jaune  et noir » ne peut qu’être la victoire, ne serait-ce que pour effacer la grosse déception enregistrée dans l’Hérault, lors  de la huitième journée, avec une défaite  de 25 à 13, c'est-à-dire un voyage à vide alors que l’on attendait une autre prestation. Une victoire également pour faire oublier les deux  rencontres à l‘extérieur à Aurillac et à Tarbes, où les albigeois après avoir mené au score ont dû se « satisfaire » d’un nul dans le Cantal et d’un voyage à vide à Tarbes pour cause de dernières minutes décevantes malgré de belles prestations durant 70 minutes notamment de la part du pack des avants.

« Il n’y a pas que la déception des  non victoires malgré la prestation des avants. Non, si on s’imposait vraiment il y aurait beaucoup plus de chances de gagner les matches. Devant on doit beaucoup plus s’imposer en conquête et surtout être plus pragmatique  que ce nous avons été car nous n’arrivons pas à marquer dans les temps forts ,nous n’arrivons pas encore à gérer les temps de jeu, les temps forts et les temps faibles. C’est sur cela que nous devons progresser, ce n’est pas en terme de jeu, parce qu’on a un jeu avec  beaucoup de volume, où cela joue beaucoup mais comme on le voit à la vidéo on franchit huit fois mais nous ne marquons pas, alors que Tarbes franchi deux fois et marquent. C’est là qu’il faut être beaucoup plus sérieux sur la dernière passe, sur la dernière conservation. Nous devons être  beaucoup plus concentrés» analyse Yohann Misse, le troisième ligne emblématique albigeois et capitaine du SCA lorsque Laurent Baluc-Rittener est absent.

Bref, tout le monde est aujourd’hui d’accord sur un point : le SCA doit revenir à un jeu plus sobre

«  Maintenant notre objectif c’est au moins réussir tout ce que l’on entreprend, peut-être faire un petit peu moins de volume mais au moins aller jusqu’au bout. » plaide Yohann Misse.

Depuis quelques rencontres, le pack des avants s’annonce comme redoutable, capable d’affronter les meilleurs. Réaction du troisième ligne « jaune et noir » : « Heureusement, car on bosse toutes les semaines avec sérieux, tout le monde s’applique. Aujourd’hui nous arrivons au mois de mars et je pense que l’on a progressé. J’espère  que cela va continuer ».

Si la saison en est à ses ultimes étapes, exactement à huit rencontres  avant les vacances, pour autant pas question de se lancer la fleur au fusil dans les ultimes confrontations. Assister aux séances d’entraînement au cours desquelles tout le groupe se donne à fond, comme si l’on était candidat aux phases finales, enlève tout doute à ce sujet.

VICTOIRE IMPÉRATIVE

«  Le Championnat continue, il faut évacuer ces deux dernières rencontres soldées par un nul et une défaite , mais également celles contre La Rochelle, Carcassonne, Oyonnax à domicile, Pau quand je vois la prestation des Palois à Colomiers voire Pau ici dans des conditions apocalyptiques où là aussi on s’est peut-être un peu trompé dans la conduite du jeu, donc cela fait beaucoup de désillusions qu’il faut évacuer parce que le championnat  ne nous attend pas et puis il y a Béziers qui arrive avec la possibilité de sortir pour la première fois de la zone de relégation. Donc cela va être un match intense avec une équipe de Béziers qui va défendre chèrement sa peau. Nous, il va nous falloir réagir par rapport à ça parce que cette équipe biterroise a posé beaucoup de problèmes à Pau sur ses terres et a battu Auch. Donc c’est un  match compliqué qui s’annonce et il faut à tout prix que l’on renoue avec la victoire rapidement » souligne Jean-Christophe Bacca, le coach des lignes d’avants.
Le fait de tomber face à des équipes qui jouent soit le maintien soit les places qualificatives pourrait être considéré comme un plus dans la mesure où les challenges que se doivent de relever les Albigeois sont difficiles. Un sentiment auquel  Jean Christophe Bacca met un bémol:  « Pour ce qui est du travail à long terme, bien sûr puisque les équipes arrivent avec la ferme volonté de nous battre chez nous. Après  j’avoue que je préfèrerais rencontrer des équipes qui ne jouent plus grand-chose dans le championnat plutôt que des équipes qui jouent ou le maintien ou la qualification. Mais c’est certain que dans l’intensité, ces rencontres sont intéressantes avec un léger parfum de phases finales même si nous, nous n’avons qu’un rôle d’arbitre. Il faut que de toutes les façons nous retrouvions la victoire. Ce qu’il a manqué d’une façon générale au cours de cette saison c’est une culture de la gagne . On plaide coupables avec le groupe, parce qu’à un moment nous nous sommes focalisés sur le beau jeu  sans se focaliser essentiellement sur la gagne ».
Naturellement chacun se félicite des prestations actuelles du pack des avants : « Oui, je pense que nous sommes mieux. Nous avons bien débuté même si nous avons eu un creux de la vague au cœur de l’hiver, nous sommes en train de ressortir la tête de l’eau. C’est vrai que nous avons retrouvé une conquête. La touche à toujours été à peu près satisfaisante sauf contre Pau bien sûr, avec quatre  pénal touches perdues. Mais c’est vrai que la mêlée depuis un petit mois est satisfaisante. Contre Tarbes qui s’appuie énormément là-dessus, on a viré avec trois pénalités pour nous contre quatre pour Tarbes donc c’est un match qui a été à peu près équilibré sur la conquête et cela est plutôt positif. Maintenant on rencontre aussi, une équipe dimanche, Béziers, qui s’appuie énormément sur sa conquête, et donc il va falloir éviter ce genre de prestation. »

Il est incontestable qu’à l’instar du public tarbais qui, samedi dernier, sentant son équipe en difficulté, a  mis une énorme pression sur l’arbitre, on attend au Stadium que  le public soit vraiment le seizième albigeois sur lequel le groupe s’appuiera  pour se transcender.

Maurice Charbonnières

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06March

PRO D2/ BRONCAN EN COLERE POUR LE POINT PERDU A TARBES

PRO D2/ BRONCAN : JE SUIS EN COLÈRE POUR LE POINT PERDU A TARBES

«  Nous aurons besoin de toutes nos qualités pour battre dimanche après midi Béziers au Stadium »*

Décidément, les rencontres en déplacement  se suivent et se ressemblent : comme à Aurillac, les Albigeois du Sporting mènent au score jusqu’à dix minutes du trille final (à moins contre Aurillac) et à l’arrivée  une défaite surtout sans bonus défensif à Tarbes et un nul à Aurillac. De quoi provoquer des poussées  « de fièvre » chez le coach Henry Broncan pour lequel le mot défaite est à proscrire. Malheureusement, les faits sont là dans toute leur rigueur.
Alors que le SCA pourrait s’être mis depuis longtemps totalement à l’abri d’une possible descente au terme de la saison, mathématiquement rien n’est encore totalement bouclé même si la probabilité d’un maintien est très forte . La réception de Béziers arrive à point nommé pour espérer conforter cette place en Pro D2.

Une question se pose toutefois : que se passe-t-il dans cette équipe pour soulever autant  d’enthousiasme quant à la qualité du jeu produit et toutes ces  déceptions pour des rencontres mal achevées.

Henry Broncan : « Le mal vient du fait que l’on ne domine pas justement notre sujet. Notre jeu actuellement manque de rigueur et de pragmatisme. Vous savez l’équipe qui joue bien c’est celle qui gagne. Et il est vrai que le match que nous avons livré à Tarbes, notre adversaire  a livré un match beaucoup moins spectaculaire que le Sporting Club Albigeois, mais à la sortie ce sont les Tarbais qui gagnent et le Sporting Club Albigeois a été incapable de ramener un seul point de là-bas. Il faut arrêter de rêver, la Pro D2 ce n’est pas le Super XV. A part Oyonnax qui est capable de tout faire grâce à son paquet d’avants monstrueux, qui est capable de jouer devant et derrière, capable d’écarter puis de resserrer le jeu, toutes  les autres équipes pensent d’abord à mettre leurs butteurs dans les meilleures conditions possibles. C’est le cas de Narbonne avec Ruiz, d’Aurillac avec Petitjean, de Tarbes avec Fortassin, de Carcassonne avec Lescalmel. Tarbes et Carcassonne sont deux équipes de notre niveau mais elles ont leurs tueurs de matches  capables de garder le gain du match, certes pas a eux tout seuls, mais  tout simplement leurs équipes essayent de les mettre dans les meilleures conditions possibles. Nous, actuellement,  nous n’avons pas çà. Nous  manquons, je le répète, de réalisme et cela est décevant. Pour moi, les dix ou quinze dernières minutes ce n’est pas un problème physique parce qu’il y aurait  beaucoup de dépense d’énergie . Nous  avons  tout simplement des joueurs comme les piliers, fatigués par toutes les courses qu’on leur demande et qui, dès  lors,  font des fautes, qui coûtent des pénalités ou qui oublient tout simplement qu’ils ne peuvent plus défendre. Je le répète, ça tient à un jeu beaucoup trop brillant qu’il est temps de réduire pour revenir à un jeu beaucoup plus pragmatique car il  est en train de se déliter. Je le répète nous ne sommes totalement certains de nous maintenir et donc je suis très inquiet ».

Ce ne fut pas le cas à Aurillac où une seule pénalité a permis aux cantaliens de sauver le nul après avoir frisé la défaite, mais à Tarbes se sont cinq pénalités dans le dernier quart d’heure qui ont mis à genou les Albigeois. C’est beaucoup pour espérer gagner.

«  Je vous l’ai dit, les joueurs perdent de leur lucidité. Je voulais aussi saluer la performance du public Tarbais qui, dans le dernier quart d’heure, a très bien su envoyer une très forte pression sur l’arbitre. Cela  s’est la qualité d’un public et ensuite je le répète se sont nos joueurs épuisés par l’excès de mouvement qu’on leur fait faire qui se mettent à commettre des fautes ».

Il faut tout de même reconnaître que mettre du jeu dans le rugby n’est pas un défaut. C’est même une qualité mais qu’il faut savoir maîtriser.

« Nous sommes très influencés par ce qui vient de très loin, le Super XV qui a repris mais il faut savoir que  c’est une compétition  sans aucune une pression . Le Super XV ressemble un peu à notre championnat de France Espoir où il y a très peu de pression. Les Espoirs sont mal habitués car que ceux d’Albi gagnent ou perdent personne ne le sait, sauf les supporters très proches du club. Ce championnat Espoir pour moi ne réussi pas à former des joueurs de rugby pour le Top 14 ou la Pro D 2. Bref  nous avons des joueurs de rugby qui  n’ont pas la notion de la  gestion du jeu. La notion du jeu c’est le plus difficile dans le rugby. Bref le championnat Espoir n’est pas suffisamment formateur pour moi, loin delà. Nous, nous sommes partis dans un système de jeu qui me paraît beaucoup trop compliqué pour les joueurs que nous possédons. Et qui ne correspond pas à notre potentiel actuel. Là dessus il est temps que nous régissions car il reste encore huit matches et nous ne sommes pas encore sauvés. Il faut se reprendre très vite. »

Se reprendre très vite cela veut dire dès la réception dimanche après-midi de Béziers en sachant que les Héraultais ne sont pas encore en Fédérale 1.

Henry Broncan : « Béziers a battu Auch qui avait récupéré tout son monde. Cette équipe est tout près de Dax. Béziers c’est très grand club du rugby français. Je suis persuadé que les Héraultais  ont maintenant trouvé de la stabilité sur le plan des entraîneurs et on sent que cette équipe petit à petit progresse, elle a été très dangereuse il y a trois semaines à Pau. Elle a bien sûr maintenant l’espérance de se sauver. Donc nous aurons un match très difficile dimanche après midi au Stadium. Ne nous faisons pas d’illusions, nous aurons besoin de toutes nos qualités pour nous imposer »

Maurice Charbonnières

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04March

CARNAVAL D'ALBI

Bravo à l'ensemble du Comité d'Animation pour leur magnifique Char ! Une fois encore ils ont fait sensation ce dimanche 03 mars lors du premier défilé du Carnaval !

A côté de Blachu, des Pompom Girls et de quelques uns de nos joueurs, se sont joints les jeunes poussins et benjamins 1ère année ! Il fallait au moins cela pour jeter aux nombreux spectateurs les kilos de confettis mis à disposition par le comité d'animation.

Voici quelques uns des meilleurs clichés :

            

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04March

PROD2/ SCA 22-TARBES 31: LA REVANCHE DU FILS FACE AU PERE

PRO D2 / TARBES PREND SA REVANCHE SUR ALBI 31-22

mi-temps 10/10

Stade Maurice Trélut

Arbitre: M. Zitouni (Pays Catalan)

ALBI:
Bouillon; Voretamaya, Hecker (Bonnet 40e), Kaiser, Todjia; (o) Barthélémy, (m) Marques; Misse, Baluc-Rittener (Damiani 65°), Raynaud; Maisuradze (L. Mondoulet 74°), J. Mondoulet (André 48°); Gau (Kwarazfelia 18e), Djebablha (El Jai 56°), Tetrashvili (Dedieu 48°). 1 Essai  de pénalité (32);
1 transformation Marques 32°
5 pénalités :  Marques (23°, 43°, 49°, 58°, 75°)
carton jaune : André (64°)

TARBES
Terblanche; Domec, Siale, Th. Loftus (Veau 13e), Lilo (Thuries 74); (o) Fortassin, (m) Iribaren (Labarthe 77); Basauri (Fono 74), Chkaidze, Collet; Domolaïlaï (cap), (Sirbé 56), Nemsadze; Mirtskhulava (Zanon 56), Grobler (Dupuy 56), Dadunashvili (Maumus 61). Exclu tempo: Dadunashvili (53)
1 essai :  1 E Domec (36°)
1 transformation : Fortassin (36°)
8 pénalités :  Fortassin (17°, 47°, 55°, 59°, 61°, 68°, 70°, 79°)
Carton jaune : Dadunashvili 53°

BRONCAN CONTRE BRONCAN : MATCH NUL

« Que la frustration des Albigeois doit être grande. Auteurs de l’une des meilleures performances à l’extérieur depuis le début de la saison, les hommes d’Henry Broncan quittent Tarbes sans le moindre point, alors qu’ils ont longtemps mené au score, notamment grâce à un essai de pénalité dans le premier acte. Agressifs en défense, performants dans la conservation et séduisants dans le jeu, les Albigeois ont fait douter le prétendant à la montée jusqu’à un quart d’heure de la fin. Les Tarbais ont finalement pris le dessus grâce à leur mêlée et au pied de Fortassin (26 points). Une ultime pénalité de l’ouvreur sur la sirène priva les  Tarnais du bonus défensif ». Ce propos n’est pas celui d’un supporter « jaune et noir » susceptible de laisser parler son  coeur à défaut de la raison. Non, ce commentaire est de Rugbyrama, dans sa livraison à chaud d’après match. Ce qui, traduit par Henry Broncan dans les colonnes de la Dépêche du Midi, se résume à des propos moins enthousiastes : «  On rêve, on fait plaisir aux gens, ils sont contents. Pour eux on est une équipe sympathique mais qui perd comme d’habitude. Dans les dernières minutes on attaque de nos 22 mètres parce qu’on croit qu’on va traverser le terrain et faire ça c’est prendre nos adversaires pour des cons ! On manque d’humilité. Le rugby  c’est avant tout du réalisme, nous on croit encore qu’on va marquer des essais de 80 mètres alors que nous ne l’avons jamais fait depuis le début de la saison. Ce n’est pas un manque de maturité, c’est un manque de rigueur  et ça se répète depuis plusieurs matchs ». Remy Ladauge ne dit pas autre chose dans les coilonnes de notre confrère toulousain : « Si on fait le compte depuis le début de l’année du nombre de points perdus sure la sirène, ça doit faire quelques points. Mais on doit retenir la volonté de construire de l’équipe ».
Bref, une nouvelle fois, comme à Aurillac, comme à La Rochelle, comme à Carcassonne, comme contre Oyonnax à Albi, … le refrain de la chanson reste inchangé. Ainsi,  Albi a mené 4 fois, la première suite à l’essai de pénalité accordé par l’arbitre à la demi heure de jeu suite à un long temps de jeu albigeois, le cuir parti de la touche avec Vénone Vorétamaya, arrive au centre dans les mains de Romain Barthélémy, l’ouvreur jaune et noir, qui joue au pied au ras du sol pour Laurent Baluc-Rittener lequel est stoppé illicitement d’où l’essai de pénalité( 3-10) puis par les pénalités abondées par Samuel Marques,  ( 10-13), (13-16). Toutefois lorsqu’on écope de 5 pénalités dans les dix dernières minutes contre une seul et que dans la réalisation de la sanction on a un certain Fabien Fortassin, cela ne pardonne pas. Bref après avoir égalisé à 19/19, la botte de l’ouvreur tarbais a fait la différence et privé les albigeois du minimum syndical du point de bonus défensif.  Pour la petite histoire rappelons que l’essai tarbais marqué également en première mi-temps (36ème) s’est conclu sur un judicieux coup de pied de l’incontournable Fortassin,, lequel voyant  un trou dans la défense adverse, alerte ses cavaliers d’un coup de pied astucieux de 60 mètres, met sur orbite trois coéquipiers et plus particulièrement l’ailier  Adrien Domec qui mystifie l’ultime et très esseulé défenseur albigeois en la personne de Sylvain Bouillon .A 3 contre 1, l’issue ne pouvait qu’être fatale. Force est de constater que les cartons jaunes ont joué un grand rôle dans l’issue de cette rencontre. Alors que Matthieu André se reposait 10 minutes ,les albigeois se voient sanctionner deux fois en mêlée et six points de plus pour Tarbes  alors que durant le repos  forcé du tarbais Dadunashvili, les albigeois n’engrangerons que 3 points également sur pénalité.

BEZIERS POUR REBONDIR

En réalité cette rencontre en terre bigourdane comptant pour la 22ème journée de Pro D 2 a permis au fils Pierre-Henry de prendre sa revanche au pied du Pic du Midi de Bigorre sur le père Henry qui l’avait emporté lors de la 7ème journée à l’ombre de la cathédrale Sainte  Cécile (28-22). Un match nul synonyme d’un peu de sérénité au sein de la famille Broncan.….Le fils a atteint son objectif : se maintenir au contact voire en réalité s’intégrer au groupe des prétendants aux phases finales puisque dorénavant 5ème au classement. L’Albi du Père  reste scotché dans le ventre mou du championnat ….avec  ses espoirs (bonne conquête, abnégation, généreux, résistance au combat, défense intraitable), et ses… désillusions (une certaine naïveté, 15 points encaissés en un peu plus de 10 minutes, résultat négatif).
Il ne reste plus qu’à attendre la venue au Stadium dimanche à 15 heures de Béziers vainqueur d’Auch (18-11) ce qui est tout sauf un exploit puisque les gersois en sont à leur 14ème match sans victoire, pour renouer avec la victoire pour l’honneur et surtout  le plaisir des supporters. Toutefois, il faudra se méfier de cette équipe héraultaise  qui lutte pour éviter la descente et qui n’est  qu’à deux petits points de Dax battu sur son terrain par Oyonnax et qui samedi aura un déplacement difficile à Pau. Bref si Béziers s’imposait à Albi et que Dax chute  à Pau, Béziers pourrait sortir de la zone rouge. Un homme averti en valant deux…les albigeois savent ce qu’ils devront faire devant leur public pour inverser le cours de l’histoire : «  Compte tenu de la débauche d’énergie  c’est très mal payé encore une fois et je crois que nous aurions mérité le bonus défensif. Mais comme à Aurillac on a du mal à gérer les dernières minutes devait déclarer Jean Christophe Bacca au terme de la rencontre contre Tarbes, lequel toutefois se voulait  positif «  On est déçu de ne rien ramener mais il y a eu de bonnes choses comme la touche ou le maul ce qui a permis d’équilibrer les débats dans la conquête ».
Qualités à mettre en œuvre dès dimanche avec un point plus particulier à mettre en œuvre le jeu au pied….Mais ceci est une autre histoire..

Maurice Charbonnières

 

 

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01March

PRO D2/ SCA A TARBES : LA JEUNESSE PREND LE POUVOIR

 

PRO D2 : LE SCA A TARBES AVEC LA PLUS JEUNE PREMIERE LIGNE DE PRO D2

Confronté aux absences  pour cause de blessures des deux talonneurs titulaires, Clément Maynadier ( fin de saison compromise) et Cyriac Ponnau ( opérationnel pour la réception de Béziers), Henry Broncan, pour aller affronter l’Ours tarbais au pied des Pyrénées,  fait a nouveau confiance à la plus jeune première ligne de Pro D 2 en alignant le géorgien Giorgi Tretrasvhvili (né en 1993), Malik Djebabla (1989),et Maxime Gau (1990). A noter le retour du capitaine Laurent Baluc-Rittener en n° 8, la confirmation à l’arrière de Sylvain Bouillon en remplacement de Geoffrey Palis, toujours en délicatesse avec ses lombaires et qui est ménagé en vue de la réception de Béziers et de Samuel Marques à la mêlée. C’est également une seconde ligne new look qui entamera la rencontre constituée de Jérôme Mondoulet et Vaktang Maisuradze, Matthieu André et César Damiani prenant place sur le banc des remplaçants. Absent également le jeune trois aile, international des – 20ans qui, victime d’un KO lorsqu’il a marqué un essai avec l’équipe de France, s’est vu imposer 3 semaines de repos. Un coup dur pour le groupe albigeois, car le jeune ailier (née en 1993) avait été stupéfiant de classe à Aurillac. Mais il n’aurait manqué  que pour ce  déplacement à Tarbes, puisqu’ il était sélectionné pour rencontrer l’Irlande et l’Ecosse. Il faut également savoir qu’après la rencontre contre Tarbes, le demi de mêlée Samuel Marques sera absent 15 jours pour cause de sélection avec le Portugal.

« J’attends la même prestation du groupe que face à Aurillac » devait déclarer en conférence  de presse d’avant match, le coach albigeois qui se félicite «  d’aligner la plus jeune première ligne de Pro D2. C’est elle qui se voit proposer un gros challenge face à Tarbes. Le résultat viendra de la qualité de sa prestation ».

La composition du SCA

1 Tetrashvili, 2 Djebablah, 3 Gau- 4 J. Mondoulet,5 Maisuradze- 6 Raynaud, 7 Misse,8 Baluc-Rittener (cap), - (m) Marques, (o) Barthélémy- 11 Todua, 12 Hecker (ou Bonnet),13 Kaiser, 14 Voretamaya- 15 Bouillon

Remplaçants :

16 El Jaï, 17 Dedieu , ; 18 André, 19 Damiani, 20 Loïc Mondoulet, 21 Chateauraynaud, 22 Bonnet ou Kraska, 23 Kwarazfelia.

APRES AURILLAC…TARBES

« J’attends l’esprit affiché à Aurillac face à Tarbes, sixième actuellement au classement et qui veut se qualifier face à un autre (Albi NDLR) qui veut éviter de descendre» ironise Henry Broncan lequel refuse pour cette rencontre l’image «  Broncan contre Broncan ».

« A Aurillac, il y a eu un autre esprit , donc j’attends la même chose. Peut-être qu’Aurillac nous avait un peu mésestimé mais Tarbes ne tombera pas dans le même panneau. Tarbes c’est plus modeste, plus humble, donc se sera plus dangereux. Mais j’ai tenu à aligner la première ligne, la plus jeune de France. Elle aura  demain (samedi) un très gros challenge à relever et l’issue de la rencontre viendra en partie de la qualité de sa performance. C’est une première ligne dont nous sommes très contents, la preuve c’est que les trois joueurs seront parmi nous la saison prochaine tout comme la première ligne remplaçante avec El Jaï  née en 1990, Dedieu (1989), seul Kwarazfelia né en 1983 fait figure d’ancien . Nous comptons bâtir beaucoup sur eux. C’est une première ligne très jeune et ce sera très dur à Tarbes pour elle, elle le sait, mais eux aussi sont des modestes, des humbles, toutefois aucun des trois n’a  peur  de grand monde, n’a aucun complexe par rapport à n’importe quel pilier de Pro D2. Donc on compte beaucoup sur eux demain mais on compte surtout beaucoup  sur eux dans l’avenir proche autrement dit la saison prochaine ».

Ce fut l’occasion pour le coach à la casquette de révéler que Youness El Jaï doit se faire opérer d’une épaule le 29 mars «  L’opération a lieu assez tôt, nous devrions récupérer Cyriac Ponnau, afin qu’il soit prêt  à la mi juin afin qu’il puisse se préparer pour la saison 2013/2014. Il souffre de l’épaule depuis le match de Lyon à Albi suite à un placage. Il sera prêt pour la prochaine saison car il reste à Albi». dévoile notre plus tarnais des gersois.

Reste que le coach Albigeois reconnaît que « cette équipe de Tarbes n’était pas attendue à son niveau actuel. Elle possède évidemment un joueur hors norme en Pro D2 en la personne de Fabien Fortassin, tout comme le sont Antoine Lescalmel de Carcassonne ou Maxime Petitjean d’Aurillac qui forment le trio des meilleurs marqueurs du championnat. On s’aperçoit que les équipes qui dominent le championnat sont celles qui disposent de sacrés butteurs ».

« Tarbes est une équipe qui pratique un jeu adapté à ses moyens, un jeu efficace mais nous y allons sans complexe et j’attends de mes joueurs la même prestation qu’à Aurillac où l’ambition affichée par  notre équipe m’a beaucoup plu. Pendant 70 minutes elle a montré une envie de construire avec 41 minutes de temps de jeu ce qui est exceptionnel, énorme en D2 . De tels matches permettent de faire progresser les joueurs. C’est aussi le résultat du travail du préparateur physique Philippe Couture. Le temps de jeu de certains joueurs augmente »

SYSTEME DE JEU

Incontestablement, le système de jeu mis en place par Remy Ladauge commence à porter ses fruits. «  Je sens effectivement que l’équipe prend confiance en elle, notamment sur le plan offensif et que le système développé depuis le début de l’année commence effectivement à porter ses fruits. Maintenant c’est un système fragile, nécessitant  beaucoup de confiance. Donc nous allons voir si nous sommes capables d’enchaîner les performances comme nous celle que nous avons pu faire contre Aurillac »

Mais quelle est la particularité du système de jeu mis en oeuvre par Remy Ladauge « La particularité, c’est diminuer au maximum le nombre de joueurs sur les phases de rucks, pour avoir le maximum de joueurs disponibles sur la largeur et que le déplacement des joueurs puisse menacer  toute la largeur du terrain et c’est au porteur de balle de faire son choix en fonction de la défense  pour déterminer la zone à attaquer » révèle le technicien. Effectivement, contrairement au début de la saison, les albigeois consomment aujourd’hui moins de joueurs sur les rucks , une lacune qui a tendance à disparaître : « Aujourd’hui, nous sommes en train d’avancer car la surconsommation sur les rucks diminue petit à petit mais c’est certain qu’Albi avait cette tendance à se surconsommer. Cela a été long, il a fallu réfléchir sur la circulation des joueurs et leur redistribution sur le terrain. Les joueurs commencent à assimiler de mieux en mieux leur utilité ou non sur les phases de rucks ou leur déplacement pour la phase de jeu suivante. »

Il est évident que les leçons assimilées cette saison seront un plus la saison prochaine dans la mesure où le groupe devrait présenter ( en grande partie) la même configuration.

« C’est évident que si le système fonctionne jusqu’à la fin de la saison, et que les joueurs arrivent à progresser, on pourra partir l’année prochaine sur des bases totalement différentes et ainsi entrer dans le détail du système »

Malik DJEBABLAH : UN TALONNEUR HEUREUX

Profitant de l’absence des deux talonneurs titulaires, le jeune Malik Djebablah se fait une place au soleil dans le groupe albigeois. « Oui, je me fais plaisir, car c’est mon poste de formation. Après je travaille depuis deux ans avec Henry et toute l’équipe pour pouvoir renouveler le genre de prestation comme celle d’Aurillac (le jeune talonneur a réalisé une excellente prestation à Aurillac comme titulaire NDLR). Je profite du temps de jeu que l’on me donne pour m’épanouir  et donner tous mes moyens. Le système de jeu mis en place est un jeu de ballons, de beaucoup de déplacements, c’est beaucoup d’intelligence, c’est un jeu qui me correspond, qui me plait bien. Il est  un peu l’identité de la jeunesse albigeoise. Je me plais très, très bien à Albi. Je suis entièrement albigeois, car je me plais énormément ici. A 90% je serais albigeois l’année prochaine ».

Maurice Charbonnières

La composition de Tarbes

1 Dadunashvili, 2 Grobler, Mirtskhulava ; 4 Nemsadze, 5 Domolaïlaï (cap.) ; 7 Basauri, 8  Chkaidze, 6 Collet ; (m) Iribaren, (o) Fortassin ; 11 Lilo, 12 T. Loftus, 13 Siale, 14 Domec ; 15 Terblanche

Remplaçants :

Dupuy, Maumus, Sirbe, Fono, Labarthe, Thuriès, Veau, Zanon

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